Kanye West a annoncé mardi qu'il reportait son concert prévu le 11 juin à Marseille, en raison de l'opposition des autorités locales et du gouvernement français, qui condamnent ses récentes déclarations considérées comme antisémites.
Dans un message publié sur X, le rappeur américain de 48 ans a déclaré : "Après mûre réflexion, j'ai décidé de reporter mon concert à Marseille jusqu'à nouvel ordre." Cette décision fait suite à une chute de sa popularité provoquée par une série de controverses liées à ses discours.
Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait précédemment exprimé sa volonté d'interdire la performance de l'artiste, connu sous le nom de "Ye". "Nous ne pouvons pas permettre la promotion de la haine dans notre ville," a-t-il affirmé.
À l'annonce de sa venue, plusieurs responsables politiques marseillais ont déjà fait savoir que Kanye West était persona non grata. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a dénoncé fermement cette situation, déclarant : "Je refuse que Marseille soit la vitrine de ceux qui propagent la haine. Notre ville est un symbole de vivre-ensemble, et Kanye West n'y a pas sa place."
- Interdit d'entrée au Royaume-Uni -
Ce report fait suite à l'interdiction d'entrée de West au Royaume-Uni, prononcée plus tôt ce mois-ci, pour des raisons similaires, le ministère de l'Intérieur britannique estimant que sa présence n'était pas dans l'intérêt public.
Parallèlement, les organisateurs du Wireless Festival à Londres, où Kanye West devait se produire, ont annoncé l'annulation de l'événement prévu du 10 au 12 juillet, ajoutant à la polémique entourant l'artiste.
Toutefois, aux Pays-Bas, les concerts de Ye, programmés pour les 6 et 8 juin, ne seront pas interdits. Le ministre de l'Asile et de la Migration, Bart van den Brink, a précisé qu'il faudrait un risque potentiel pour la sécurité publique pour envisager une telle mesure.
Récemment, Kanye West a été au cœur de l'actualité après avoir sorti une chanson célébrant Adolf Hitler, qui a été interdite par de nombreuses plateformes de streaming. Bien qu'il se défende en affirmant qu'il "n'est ni nazi ni antisémite", il a évoqué son trouble bipolaire pour expliquer ses déclarations controversées.
"Je suis conscient que mes actions peuvent choquer et je m'engage à prendre cette situation au sérieux, à suivre un traitement et à apporter de réelles améliorations," a-t-il déclaré dans une lettre au Wall Street Journal. "Je ne suis pas nazi ni antisémite. J'aime le peuple juif." Malgré cela, ses propos de 2023 où il avouait "adorer les nazis" continuent de hanter sa carrière.







