L’actrice française, âgée de 57 ans, a tragiquement perdu la vie ce vendredi après un malaise survenu dans une piscine à Paris le 11 avril. Elle était sur le point de réaliser son premier film.
La scène était d’une beauté renversante, un cadre qui pourrait être celui d'un film. Nadia Farès a été retrouvée inanimée au fond de la piscine d’un club de sport prestigieux situé entre Blanche et Montmartre. Ses filles ont annoncé la terrible nouvelle de son décès ce vendredi soir, laissant un vide immense dans l’univers du cinéma français. Ce lieu, décrit comme une « boîte minérale d’une pureté absolue » sur le site du club, a pourtant été le théâtre d’un drame. L’actrice, âgée de 57 ans, a été sous l’eau plus de quelques instants avant qu’un autre nageur ne parvienne à la localiser. Malgré les tentatives de réanimation des secours, il était malheureusement trop tard pour la sauver.
« La Cindy Crawford française »
Nadia Farès a fait son entrée fulgurante dans le paysage cinématographique français dans les années 1990, captivant le public avec sa beauté saisissante. Lors d’une interview mémorable sur « Tout le monde en parle », Thierry Ardisson l'avait déjà surnommée « la Cindy Crawford française », évoquant une ressemblance frappante et un charisme indéniable.
Originaire de Marrakech, avec des racines marocaines et arméniennes, Nadia a grandi en fuyant une enfance marquée par la séparation de ses parents. Sa quête d'évasion commence tôt, avec un premier amour à à peine 13 ans et une fugue à 15 ans pour vivre avec un homme plus âgé. Ce parcours tumultueux l’a façonnée, apportant des influences diverses dans sa vie et sa carrière.
Elle devient la femme dont tout le monde parle
À seulement 17 ans, elle s’installe à Paris pour poursuivre son rêve de devenir chanteuse. En multipliant les auditions, elle décroche bientôt ses premiers rôles à la télévision, mais c’est dans le film « Elles n’oublient jamais » de Christopher Frank, sorti en 1994, qu’elle explose au grand jour. Dans ce thriller, elle incarne la maîtresse d’un homme marié, une performance qui capture tout le drame et la tension de sa situation.
À cette époque, les médias s’emparent de son image. Sa carrière s’enchaîne avec des rôles variés, de « Dis-moi oui » à « Hommes, femmes : mode d’emploi » sous la direction de Claude Lelouch, qui devient un ami proche au fil des ans.
Une vie menée tambour battant
Dans le milieu cinématographique, elle est une figure emblématique des années 90, incarnant des rôles marquants, notamment dans « Les Rivières pourpres » de Mathieu Kassovitz. Sur le tournage, Jean Reno lui a sauvé la vie d’un accident potentiel, un épisode qui témoigne de son intense engagement auprès des productions. Cependant, de 2006 à 2016, elle s’éclipse de l’écran, élevée à Los Angeles, vivant une vie de famille auprès d’un producteur américain.
Elle allait passer derrière la caméra
Récemment, elle avait fait son retour au cinéma et à la télévision, notamment grâce à des rôles dans des séries comme « Marseille » sur Netflix. En septembre 2026, elle devait faire ses débuts en tant que réalisatrice avec une comédie d'action, un projet qu’elle rêvait de concrétiser. Malgré un parcours personnel marqué par plusieurs problèmes de santé, incluent trois opérations cardiaques et une intervention cérébrale due à un anévrisme, Nadia demeurait déterminée à vivre pleinement sa passion jusqu'à la fin. Une triste ironie : tout cela s’est terminé dans l'un des endroits les plus somptueux de Paris.







