La flambée des prix du carburant inquiète sérieusement les clubs sportifs amateurs du Vaucluse, déjà affaiblis par des budgets serrés. En deux mois, plusieurs d'entre eux constatent un vrai désastre financier. Les frais de déplacement ont explosé, amplifiés par les tensions géopolitiques actuelles. Le prix du litre atteignant régulièrement les deux euros fragilise davantage leur bilan comptable.
Selon Thierry Bernard, trésorier de l'USAP, club de basket d'Avignon et du Pontet, les dépenses liées au carburant ont augmenté de 3.000 euros en à peine 60 jours. "Les partenaires sont devenus essentiels pour compenser cette hausse, tout en cherchant à réduire les coûts des collations offertes aux joueurs," précise-t-il.
Une réalité difficile à supporter
"Quand j'ai fait le plein des minibus, j'ai été choqué de payer 140 euros contre 70 ou 80 euros habituellement. Je croyais que la pompe était défectueuse", raconte Bernard, soulignant la dure réalité vécue par de nombreux clubs. Cette situation inédite pousse les dirigeants à envisager des ajustements douloureux, notamment des hausses des frais d'inscription.
L'AC Vedene Le Pontet Football, par exemple, envisage d'augmenter le coût de la licence de 10 à 20 euros. Youssef Makhechouche, coordinateur général du club, s'inquiète des conséquences sur l'effectif. "Nous craignons de perdre des licenciés et de nuire aux familles. J'espère que la situation sera prise en compte par les pouvoirs publics, car si cela continue, certains clubs pourraient être contraints de fermer leurs portes", déclare-t-il.
Ce climat d'incertitude commence à se faire sentir au sein des communautés sportives, où l’espoir d’un soutien gouvernemental demeure précaire. Les clubs amateurs se battent pour survivre dans un environnement de plus en plus hostile aux finances.







