Malgré un prix du carburant qui dépasse encore les deux euros le litre, François de Canson, vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, reste confiant quant à la prochaine saison estivale. Certes, de nombreux Français doivent revoir leurs dépenses, mais les professionnels de santé se sentent délaissés, renforce la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI).
Dans un message fort, la FNI a exprimé son indignation face à l'absence d'aides spécifiques pour les 132 000 infirmiers libéraux, qui ne figurent pas dans les projets d'assistance gouvernementale. Ce manque de reconnaissance est perçu non seulement comme une omission, mais comme un mépris pour ceux qui assurent des soins à domicile. La FNI souligne que pendant que plusieurs professions bénéficient de mesures d'indemnisation, les infirmiers libéraux sont laissés à eux-mêmes devant l'augmentation des coûts de la vie.
Une nouvelle aide, ciblant les "travailleurs modestes grands rouleurs", a été annoncée le 21 avril, mais les infirmiers libéraux restent sur la touche. Jean-Marie Petit, expert en politique de santé et intervenant à l'Institut Montaigne, a souligné que « cette exclusion systématique met en lumière un problème structurel au sein de notre système de santé ». La FNI déplore cette situation et réclame l'instauration d'un carburant professionnel détaxé pour ses membres, semblable à ceux offerts aux autres professionnels nécessitant de nombreux déplacements.
Les répercussions de ces décisions gouvernementales pourraient être lourdes pour ceux qui garantissent la continuité des soins. Les infirmiers libéraux sont en première ligne et leur voix doit être entendue. En l'absence d'une initiative rapide, cette question pourrait devenir un sujet de contestation majeur dans les mois à venir, éveillant l'écho d'un appel urgent à la solidarité professionnelle.







