La flambée des prix des carburants pousse les artisans du bâtiment du Vaucluse à réclamer une baisse de la TVA plutôt qu'une aide ponctuelle. Selon Philippe Herzog, plombier-chauffagiste et président de la CAPEB 84, le crédit de 20 centimes par litre, offert aux "travailleurs modestes gros rouleurs" ne suffit pas à compenser les coûts. Avec des prix proches de 2,47 euros le litre, de nombreux artisans voient leur trésorerie s'éroder à vitesse grand V.
"Vingt centimes par litre, cela représente 50 euros, mais aujourd'hui, un artisan sur deux rencontre des problèmes de trésorerie", a-t-il précisé. Les professionnels du BTP ne peuvent pas répercuter ces augmentations sur leurs tarifs, les clients se retrouvant déjà dans une situation économique délicate.
Philippe Herzog illustre son propos par le cas d'un artisan qui a accepté un chantier éloigné de 80 kilomètres, un choix qu'il regrette amèrement aujourd'hui. Pour lui, la solution réside dans une baisse temporaire de la TVA à 5,5% sur les travaux effectués à domicile, une mesure qui avait été mise en place par le passé et qui avait permis de générer un chiffre d'affaires additionnel de deux milliards d'euros, tout en sauvant 10 000 emplois dans le secteur.
Cependant, le moral des entrepreneurs est au plus bas, découragés par les crises successives, telles que la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient. Les artisans du Vaucluse appellent donc à une prise de conscience rapide pour naviguer à travers cette tempête économique. Selon une récente enquête d'[Adecco Group](https://www.adeccogroup.com), la majorité des artisans ressentent un état d'épuisement mental, exacerbé par la montée des coûts et l'incertitude économique.







