En France, près de 5 000 radars sont disséminés sur le territoire, mais alarmante réalité, 15 % d'entre eux seraient hors d'état de fonctionner. Un exemple marquant se déroule dans les Bouches-du-Rhône, où la gendarmerie a récemment lancé un appel à témoins suite à une série d'incendies volontaires de ces dispositifs de contrôle.
Un radar à Meyrargues, totalement calciné, ne fonctionne plus depuis deux mois après avoir été incendié à plusieurs reprises. Cette situation se répète à proximité, avec un autre radar se trouvant à seulement dix kilomètres qui a subi le même traitement. Les habitants des communes voisines commencent à s'inquiéter de cette vague de destruction. Une résidente a noté : "C'est une épidémie à Meyrargues, ils sont réparés et le soir même, de nouveau en feu". Un homme a ajouté que la multiplication des radars dans des lieux stratégiques semble davantage tournée vers la collecte de contraventions que vers la sécurité routière.
Un impact sur la sécurité routière
La gendarmerie se penche sérieusement sur le sujet et a lancé un appel à témoins. Sur les réseaux sociaux, des vidéos témoignant des attaques contre ces équipements continuent de circuler, reminiscent d’événements similaires survenus en été 2025 dans le Sud-Ouest et à Marseille. Certaines images montrent même des individus posant des explosifs auprès des radars.
Ces actes de vandalisme constituent un véritable risque pour la sécurité routière. Le commandant Arnaud Boque-Lazdinis de la gendarmerie du Vaucluse a déclaré : "Cela pose un problème, car des études montrent que la présence de radars change le comportement des conducteurs dans les zones où ils sont installés."
Des conséquences financières considérables
Au total, sur 4 700 radars fixes, environ 15 % ne fonctionnent plus en France. Dans le Var, deux affaires récentes soulignent la gravité de la situation : un homme de 78 ans a reçu une peine de quatre mois de prison avec sursis pour avoir dégradé un radar, tandis qu'un autre individu de 27 ans a dû payer une amende de 500 euros, en plus de 5 000 euros de frais de réparation.
Les coûts engendrés par ces actes de vandalisme sont astronomiques, estimés entre 20 et 40 millions d'euros par an pour le remplacement des radars hors service. Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, rappelle que ce détournement de fonds impacte directement les budgets alloués à la sécurité routière et à l'amélioration des infrastructures cruciales pour sauver des vies. "Ce n'est pas simplement embêter le gouvernement, c'est mettre en danger des vies humaines," a-t-il averti.







