Exceptionnellement prêtée par le Louvre, la célèbre statue est actuellement exposée près de son lieu de découverte, au musée départemental Arles antique, dans le cadre de l’exposition « Le passage de Vénus ». Considérée comme l'un des joyaux des antiquités du Louvre depuis 1798, la Vénus d’Arles, connue pour sa beauté intemporelle, a été mise en lumière après avoir été déterrée en 1651, avant de rejoindre les collections royales à Versailles grâce à Louis XIV. Cette œuvre de marbre, mesurant deux mètres, est une copie romaine d’une sculpture grecque de Praxitèle, un des plus célèbres sculpteurs de l’Antiquité.
« Ce retour à ses origines est un moment historique », souligne la directrice du musée, Romy Wyche. Pour la première fois depuis des siècles, la Vénus retrouve ses terres d’origine, où elle est entourée d’une exposition riche en chefs-d'œuvre prêtés par des institutions prestigieuses. Au total, 33 œuvres se côtoient, allant d’anciennes représentations de la déesse aux interprétations modernes par des artistes comme Gustave Moreau et Andy Warhol. De nombreux visiteurs affirment avoir attendu ce moment avec impatience, renforçant la place de la statue dans le cœur des Arlésiens.
Une immersion dans l’histoire de la Vénus
Jusqu’au 31 octobre, l’exposition « Le passage de Vénus », labellisée « Exposition d’intérêt national », met en avant non seulement la statue, mais aussi son contexte historique et culturel. Le premier étage du musée est dédié à l'histoire de la Vénus, à sa découverte fortune et aux divers travaux de restauration qu’elle a subis. Une autre copie de la statue, bien connue des habitants, sera bientôt installée sur un rond-point de la ville, témoignant de son statut iconique.
« La Vénus d’Arles est un mythe vivant », déclare Ludovic Laugier, conservateur au Louvre. « Cette exposition vise non seulement à honorer la beauté antique, mais aussi à renforcer notre lien avec notre histoire. » La sculpture est déjà devenue une figure emblématique du folklore local, un symbole qui dépasse les simples frontières artistiques pour incarner un héritage collectif.
Dans le musée d’Arles, elle partage l’affiche avec d'autres trésors archéologiques, tels que le buste de Jules César, retrouvé dans le Rhône. Un vrai régal pour les visiteurs, qui y découvrent l’héritage romain de la région. Les élèves, en visite pour découvrir leur histoire locale, ne cachent pas leur admiration : « C’est incroyable de penser que des statues de cette beauté existaient ici il y a tant d’années », s’enthousiasme Karine, participante à l’exposition.







