Le 23 avril dernier, lors d'un contrôle routier dans le 11e arrondissement de Marseille, Mehdi, âgé de 26 ans, a été mortellement abattu par un agent de la police municipale. Mardi 28 avril, la famille du jeune homme a annoncé son intention de déposer plainte avec constitution de partie civile, exigeant l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge d'instruction, comme l’ont rapporté ses avocats.
Selon des sources proches de l'enquête, Mehdi aurait été en possession d'un couteau et se serait approché des agents de manière menaçante. En réaction, un policier a ouvert le feu à trois reprises. Des éléments troublants sont également apparus, avec la découverte de sept bombonnes de protoxyde d’azote dans le véhicule du défunt, selon l'Agence France-Presse.
Les trois policiers entendus en auditions libres
Dans un communiqué, Kayna Kadjar et Nicolas Chambardon, avocats de la famille, ont affirmé : « La famille de Mehdi exige qu’une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l’accès au rapport d’autopsie du défunt et l’exploitation des caméras municipales et des caméras-piétons. »
Le lendemain des faits, les trois policiers présents lors de l'incident ont été entendus dans le cadre d’auditions libres. Une enquête pour homicide volontaire a été confiée à la direction de la criminalité territoriale (DCT). Toutefois, la famille de Mehdi réclame la désignation d'un juge d'instruction, s’inquiétant d'une éventuelle partialité du parquet de Marseille, qui aurait présenté la victime comme l'agresseur.
Le parquet a précisé que Mehdi était « défavorablement connu des services de la justice et de la police », se trouvant sous mandat d'arrêt après une condamnation de quatre ans de prison pour des faits liés au trafic de stupéfiants en novembre 2025. Cette affaire soulève des questions éthiques et juridiques sur l'usage des forces de l'ordre et la légitimité de leur intervention, suscitant des réactions variées au sein de l'opinion publique.







