Un incident fâcheux lors des cérémonies du 8 mai
Lors des commémorations marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’hymne pétainiste Maréchal, nous voilà a été diffusé, à l'insu des autorités locales, dans les communes de Carpentras (Vaucluse) et Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales). Les deux municipalités ont rapidement exprimé leur désarroi face à ce malheureux incident.
Les hauts-parleurs de Carpentras ont diffusé ce chant controversé vendredi dernier, créant une onde de choc parmi les participants à la cérémonie. Comme le rapporte ICI Vaucluse, des vidéos circulant sur les réseaux sociaux viennent corroborer ces affirmations. Le maire de la ville, Hervé de Lépinau, a d'abord nié l'incident avant d'admettre que la chanson avait bien été jouée. Il a expliqué que la diffusion était le résultat d'un contrat établi par l'ancienne municipalité, sans vérification de contenu par la nouvelle administration.
Le prestataire en charge de l’animation, RTV FM, a également présenté ses excuses, indiquant que la chanson s’était « glissée malencontreusement » dans la playlist. Dans un message publié sur X, il a souligné l’inadéquation de ce titre et a dédouané le maire et son équipe de toute responsabilité.
Une autre erreur à Canet-en-Roussillon
La situation s'est reproduite à Canet-en-Roussillon, où l’hymne vichyste a été diffusé dans le cadre d'une reconstitution historique de la Libération. L’Indépendant souligne que l’association organisatrice, MVCG Languedoc-Roussillon, a reconnu l'erreur, qualifiée d'« incident qui ne fait pas plaisir du tout ». Selon eux, la régie sonore, gérée par un prestataire de l'office du tourisme, serait à l'origine de ce moment regrettable. Après en avoir pris connaissance, l'association a immédiatement interrompu la diffusion et retiré la chanson de la playlist.
Ces incidents soulèvent des questions sur la gestion de la mémoire collective en France, et les autorités locales s'interrogent sur les moyens à mettre en œuvre pour éviter de telles erreurs à l'avenir. Les experts appellent à une vigilance accrue pour préserver le respect dû aux victimes des conflits passés.







