Le Conseil d'État a officiellement validé l'interdiction d'une manifestation du Comité du 9-Mai, un groupe associé à l'ultradroite, prévue à Paris ce samedi. La préfecture de police avait émis l'interdiction en raison des risques de troubles à l'ordre public, notamment en rappelant la mort récente du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon en février dernier. De plus, des incidents comme des salutations nazies au sein des cortèges du Comité dans le passé ont également été évoqués pour justifier cette décision.
Vendredi, le tribunal administratif de Paris a rejeté une demande des organisateurs de lever l'interdiction, et c'est le juge des référés du Conseil d'État qui a confirmé cette décision à travers une ordonnance. Malgré ce jugement, le Comité du 9-Mai a appelé ses membres à se retrouver à 15 heures place des Pyramides, où d'autres groupes souverainistes, tels que ceux dirigés par Florian Philippot, prévoient également un rassemblement.
Il convient de noter que l'année précédente, une manifestation similaire avait finalement été autorisée par le tribunal administratif, alors que environ mille militants avaient défilé masqués et portant des symboles associés à l'idéologie néonazie. Cette année, des groupes antifascistes, également interdits de manifestation, ont prévu de rassembler leurs soutiens à 14 heures au métro Saint-Michel à Paris, un endroit chargé de symbolisme.
Le Comité du 9-Mai a déclaré avoir engagé des discussions avec les autorités pour organiser un rassemblement en hommage à Sébastien Deyzieu, un militant nationaliste décédé en 1994. Toutefois, la préfecture de police a nié ces échanges, affirmant qu'aucun dialogue n'avait eu lieu depuis l'annonce de l'interdiction. Jean-Eudes Gannat, porte-parole du Comité, a questionné la logique de la préfecture, arguant que permettre le rassemblement aurait pu éviter un affrontement entre les nationalistes et les antifascistes dans la capitale.
Dans ce contexte, les tensions autour de la question de l'ultradroite en France demeurent palpables, avec des incidents de violence signalés entre différents groupes, comme le montre une récente arrestation de jeunes de l'ultradroite à Nice, où des objets nazis ont été découverts lors de perquisitions (source : Sud Ouest). Alors que la situation entre les autorités et les mouvements d'extrême droite continue d'évoluer, la vigilance sera de mise dans les jours à venir.







