Ce dimanche à Marseille, environ 130 personnes ont défilé entre la cathédrale La Major et le Vieux Port pour rendre hommage à Mehdi, 26 ans, mort tragiquement sous les balles d'un policier municipal lors d'un contrôle routier le 23 avril dernier. La marche a été marquée par de vives émotions et des prises de parole poignantes des membres de la famille.
La mère de Mehdi, visiblement en larmes, a exprimé sa douleur : "Ils m'ont pris l'être le plus cher de ma vie, je ne peux plus…". Sa sœur a également partagé son chagrin : "Ils m'ont pris mon frère, ma moitié. J'espère que ces policiers seront mis en examen et que justice soit faite".
La cousine de Mehdi a déclaré : "On est tous attristés. Mais, aujourd'hui, on va rester fort. Ce qu'on demande, c'est une justice, qu'elle soit impartiale et surtout juste." Des slogans tels que "Une vie volée, une vérité cachée" ont résonné tout au long du parcours, traditionnellement fait pour demander compte des violences policières.
Cette marche a également été l'occasion pour Sabrina, proche de la victime, de dénoncer la situation actuelle : "Il faut que ça s'arrête. On est là pour être protégés par la police, pas pour être tués. Aujourd'hui, nos enfants meurent sans raison, c'est intolérable".
Des versions opposées entre la police et la famille
Selon les déclarations des policiers, Mehdi aurait été appréhendé alors qu'il menaçait les agents avec un couteau. Ce dernier, connu des services judiciaires, était sous le coup d'un mandat d'arrêt pour trafic de stupéfiants. Cependant, la famille conteste cette version et a exprimé l'espoir que l'information judiciaire ouverte récemment éclaircisse les circonstances de cette tragédie.
Il est essentiel de rappeler que de telles affaires soulèvent des questions cruciales sur la légitimité et la responsabilité des forces de l'ordre dans une société où le respect des droits de chacun doit être la norme. Les proches de Mehdi continuent de réclamer une justice qui ne fait pas de distinctions.







