C'est un tournant majeur pour le quartier du Petit-Marseille à Rochefort. Comme prévu, l'association d'animation populaire inter-quartiers (Aapiq) a été officiellement liquidée par le tribunal judiciaire de La Rochelle, annonçant la fermeture imminente du centre social. Cette décision, intervenue le 6 février, marque la fin d'une ère pour un établissement qui a œuvré pendant près de cinq décennies.
À partir du 21 mai, les portes du Petit-Marseille ne s'ouvriront plus. Le centre social Primevère-Lesson a refusé de reprendre ses activités, laissant le quartier en grande difficulté. En Charente-Maritime, cette fermeture constitue le premier coup dur d'une série de défis auxquels de nombreux centres sociaux à travers la France font face.
Cette liquidation entraîne également des conséquences humaines. Pas moins de 34 employés, certains ayant des années d'ancienneté, se retrouvent sans emploi. Sans oublier les répercussions sur les plus jeunes, avec la fermeture de la crèche « Les Bouts’choux » et du centre de loisirs « L’archipel aux enfants ».
Une transition délicate
Pour éviter de laisser les familles dans l'incertitude, la mairie de Rochefort a réagi rapidement. Lors d'un conseil municipal, elle a voté une reprise temporaire des activités critiques du centre, qui se déroulera du 1er mai au 31 décembre, avec une pause programmée en août. Pour garantir la continuité des services, la Ville s'apprête à recruter 21 nouveaux employés, dont 17 animateurs. Les tarifs pour les familles resteront inchangés, avec un numéro d'assistance disponible pour les renseignements.
Un avenir incertain
La fermeture de l'Aapiq n'est pas seulement la fin d'un service, c'est aussi un symbole de la lutte et des aspirations de toute une communauté. Josiane Sauzereau, présidente de l'Aapiq, a exprimé sa tristesse face à cette perte. "Une nouvelle page doit s'écrire", a-t-elle déclaré, se montrant optimiste quant à la possibilité d'une renaissance dans le paysage associatif local.
D'ores et déjà, les responsables politiques affirment leur engagement à ne pas abandonner le quartier du Petit-Marseille. Les partenaires, y compris la municipalité et la Fédération des centres sociaux, ont promis un soutien continu pour toute nouvel initiative répondant aux besoins des habitants. Alors que le centre fermé, les discussions autour de l'avenir de la communauté s’intensifient, soulevant l'espoir d'une réponse à long terme à ces défis cruciaux.







