Après avoir été placée en redressement judiciaire en mars, la marque française fondée en 1973 près de Marseille a annoncé, le 13 mai 2026, qu'elle mettra fin à son activité. Malgré une reprise en 2024, près de 400 emplois avaient été supprimés.
"C’est avec une grande tristesse" que Minelli a déclaré sur son site officiel, mercredi 13 mai, la "fermeture définitive" de ses boutiques, qui resteront ouvertes jusqu’au 30 mai. La marque, qui a connu un sauvetage in extremis en 2024, a décidé d'arrêter après avoir enregistré une perte de 3,7 millions d’euros durant les exercices 2024-2025, d'après les informations de Franceinfo.
Un précédent redressement
S'étant fait un nom en 53 ans d'existence, Minelli a compté jusqu'à 600 employés, 120 magasins, et un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros. Toutefois, les bouleversements du secteur de l'habillement ont affecté l'entreprise dès 2023 avec un premier redressement. Malgré un rachat par Mes Demoiselles Paris et d'autres investisseurs en 2024, près de 400 salariés sur plus de 600 avaient vu leur contrat non renouvelé et seules 47 boutiques ont survécu.
Pour ce dernier redressement judiciaire débuté en mars 2026, les prétendants au rachat avaient jusqu'à lundi 11 mai pour soumettre leurs offres. Faute de candidats, c'est donc "la fin d'une aventure" pour Minelli, qui a remercié une ultime fois ses "équipes passionnées" pour "plus d’un demi-siècle d’engagement".
Une situation loin d'être isolée
La fermeture de Minelli s'inscrit dans un contexte plus large, comme le souligne Libération. De nombreuses autres marques françaises, telles que Claire’s, Jennyfer, Okaïdi et IKKS, font face à des difficultés similaires, avec des redressements judiciaires signalant une concurrence accrue de la part des sites asiatiques proposant des prix très attractifs.







