Les autorités catalanes sont en alerte suite à une hausse de 35 % des fusillades dans la région, selon les derniers chiffres des Mossos d'Esquadra. En 2025, pas moins de 93 fusillades ont été recensées, contre 69 l'année précédente.
La majorité de ces incidents sont le résultat de tirs d'intimidation, sans faire de victimes. Néanmoins, les statistiques demeurent préoccupantes avec 7 morts et 29 blessés au cours de l'année. Cette situation a ravivé le débat sur la sécurité publique, particulièrement avec une recent fusillade à Barcelone qui a causé la mort d'un homme en pleine rue.
Une nouvelle fusillade en plein jour à Barcelone
La capitale catalane a connu une série d'incidents violents au cours du mois dernier, incluant une fusillade le 19 avril qui a gravement blessé un homme assis à la terrasse d'un café, ainsi qu'une autre attaque similaire le 25 avril dans le quartier de Sants.
Le trafic de drogue en cause
Cette montée de violence est attribuée, selon les autorités, à l'escalade des conflits entre réseaux criminels, notamment dans le cadre du trafic de drogue. Le chef de la police judiciaire a déclaré sur Catalunya Ràdio qu'il y a une course à l'armement entre trafiquants, les confrontations passant de simples altercations à l'utilisation d'armes à feu.
Cette situation pose des inquiétudes majeures, à savoir la possibilité de victimes collatérales et une menace croissante contre les forces de l'ordre.
Une situation encore loin de certains territoires français
Les autorités catalanes tentent d'agir rapidement pour éviter une aggravation des incidents, craignant une évolution des tensions similaires à celles observées à Marseille. Toutefois, en dépit de ces chiffres alarmants, il reste à relativiser la gravité de la situation. À Marseille, 17 personnes ont perdu la vie dans des affaires liées au narcotrafic, contre 7 en Catalogne, bien que cette dernière soit presque dix fois plus peuplée.
Un point important mis en avant par les chercheurs est que dans environ 60 % des fusillades de 2025, il n'y avait pas de victimes, mais seulement des actes d'intimidation entre gangs. La nécessité d'une action rapide et efficace semble donc primordiale pour inverser cette tendance inquiétante.







