À Avignon, dans la zone commerciale de Courtine, le cirque franco-belge de la famille Muller a pris ses quartiers sur le parking du Carrefour, proposant une série de spectacles avec des animaux sauvages jusqu’au 31 mai. Cependant, cette épreuve de divertissement soulève des interrogations éthiques, particulièrement en lumière de la loi adoptée en 2021 interdisant l’usage d’animaux sauvages dans les cirques, qui entrera en vigueur le 1er décembre 2028.
Les visiteurs, intrigués, n’hésitent pas à s’arrêter. Un passant a partagé : "Ça amuse les enfants et ça fait sortir un peu les gens." Pourtant, d’autres n’hésitent pas à élever des préoccupations : "Ils n'ont pas l'air en forme. Je pense qu'ils sont mieux dans leurs environnements." Ces opinions reflètent un débat croissant sur la place des animaux dans le spectacle vivant.
Ensuite, la réponse de la famille Muller
Alexandre Muller, porte-parole du cirque, se défend en affirmant : "Nous avons des contrôles réguliers et tout est aux normes. Chez nous, il n’y a pas de maltraitance animale." Il soutient également que les animaux, nés en captivité, n’ont jamais connu un autre mode de vie. "En Afrique, il existe des problèmes comme les braconnages et les safaris, mais nous œuvrons pour le bien-être de nos animaux ici," déclare-t-il.
Face à la loi prévue pour 2028, Alexandre a précisé : "Les animaux resteront dans notre parc de six hectares. Ils n’auront pas à subir cette décision, c’est notre droit en tant que propriétaires." Sa position exprime une détermination à maintenir le cirque tel qu’il est, en dépit de la pression croissante en faveur des droits des animaux.
La controverse qui entoure le cirque Muller à Avignon souligne un débat sociétal plus large concernant la place des animaux dans le divertissement. Alors que certains soutiennent que les animaux de cirque sont bien traités, la perception publique continue d’évoluer vers une sensibilité accrue aux droits des animaux, portée par des groupes de défense engagés et des législations changeantes.







