Le service national de 10 mois instauré par Emmanuel Macron connaît un réel phénomène d'attraction. Ce sont 5 000 jeunes, âgés de 18 à 25 ans, qui ont manifesté leur intérêt en postulant pour seulement 3 000 places disponibles à la rentrée, comme l'a révélé le ministère des Armées le 28 mai dernier.
« Près de 1 000 candidats ont déjà été retenus et plus de 4 000 dossiers sont en cours de constitution ou d'étude », a informé Thierry de La Burgade, commissaire général et directeur du projet de service national. Fait notable, plus de 20 % des postulants sont des femmes, un chiffre qui surpasse même le taux de féminisation actuel dans les armées, estimé à 17 %.
« Ces résultats témoignent de l'engagement croissant de notre jeunesse », a souligné de La Burgade. Les jeunes intéressés peuvent postuler jusqu'à la fin de l'été pour rejoindre le dispositif entre septembre et novembre, que ce soit en métropole ou dans les territoires d'outre-mer.
Montée en puissance progressive jusqu’en 2035
Les candidats étudiants bénéficieront d'un droit à césure, permettant ainsi de suivre leur parcours académique sans interruption. D'ici 2026, le but des armées est de recruter 3 000 jeunes, puis 4 000 en 2027, et d'atteindre l'objectif ambitieux de 42 500 par an d'ici 2035, selon des prévisions dévoilées par le ministère.
Une fois acceptés, les jeunes volontaires passeront un mois de formation initiale avant d'être intégrés dans les unités. Leur sélection se basera sur des critères tels que leur aptitude médicale et leur motivation. Pendant leur service, ils bénéficieront d'une rémunération d'environ 800 € brut par mois, tout en étant logés.
Ce round d'engouement pour le service national s'explique par une volonté affirmée d'autonomisation des jeunes et un désir de participer à une cause collective. Comme l'évoque Le Monde, ces nouvelles mesures visent à renforcer le lien entre la jeunesse et les institutions militaires tout en cultivant un esprit civique.







