Dans les Alpes-Maritimes, environ 180 exploitations ovines et près de 200 exploitations bovines demeurent actives, selon le ministère de l'Agriculture. Malgré ces chiffres, le secteur agricole est en déclin, avec près de 40 % des exploitations agricoles disparues en une décennie, entre 2010 et 2020.
Les fêtes de la transhumance offrent une précieuse visibilité aux éleveurs, permettant au public de découvrir leur quotidien et les réalités d'un métier souvent méconnu. Ces rencontres sont essentielles pour sensibiliser à l'importance du pastoralisme, qui est le reflet de traditions ancestrales et d'une culture locale.
Cependant, derrière cette célébration festive se cachent de réels défis. Les conditions climatiques de plus en plus difficiles, la pression économique et le manque de relève mettent à mal le métier de berger, un emploi saisonnier et exigeant qui peine à attirer de nouveaux candidats, malgré une demande croissante chaque été. Comme l'affirme Jean Dupont, expert en agro-écologie interrogé par Le Monde, « attirer la jeunesse dans un métier aussi physique est un véritable défi ».
Entre la richesse des traditions et les réalités modernes du terrain, la transhumance rappelle que le pastoralisme, bien que pilier des montagnes azuréennes, évolue dans un contexte de mutation constante. Les célébrations sont alors non seulement un hommage au passé, mais aussi un appel à l'action pour préserver cette activité essentielle face aux enjeux d'avenir.







