En France, près d'un million de personnes dépendent d'un fauteuil roulant pour leurs déplacements quotidiens, en raison d'une perte d'autonomie. Le coût des fauteuils roulants, surtout s'ils sont électriques ou verticalisateurs, peut rapidement atteindre des sommes élevées. Bien que l'Assurance maladie propose une prise en charge, celle-ci reste souvent insuffisante pour alléger le reste à charge des assurés.
C'est dans ce contexte que le gouvernement a lancé un projet de loi visant à augmenter la base de remboursement des fauteuils roulants, tout en définissant des prix limite de vente. Ce projet suscite des réactions mitigées : s'il pourrait améliorer le remboursement des fauteuils inférieurs à ces nouveaux tarifs, il pourrait également laisser de côté ceux qui dépassent cette limite.
Le remboursement des fauteuils roulants par l'Assurance maladie
La Sécurité sociale peut couvrir partiellement ou totalement le coût d'un fauteuil roulant, mais uniquement dans les limites fixées par l'État, appelées tarifs de responsabilité. Pour bénéficier de cette prise en charge, il est crucial que le fauteuil soit inclus dans la liste des équipements éligibles établie par l'Assurance maladie.
Une prescription médicale est nécessaire, précisant :
- l'option d'achat ou de location du fauteuil roulant ;
- la durée de la prescription ;
- le type (manuel ou électrique) ;
- les caractéristiques spécifiques (capacité à gravir des escaliers, verticalisation, etc.) ;
- les options supplémentaires requises.
Il est conseillé de consulter plusieurs distributeurs d’aides techniques, tels que fabricants ou revendeurs de matériels pour personnes handicapées, afin de comparer les devis. Une liste de ces professionnels est accessible sur le site de la Haute autorité de santé (HAS).
Prise en charge par la Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
En plus de l'aide de l'Assurance maladie, les bénéficiaires de la PCH peuvent recevoir un soutien financier pour l'achat ou la location de leur fauteuil roulant, en fonction de leur niveau d'autonomie et de leurs ressources. La PCH couvre également les frais d'entretien, avec un taux de prise en charge de 75 %.
Si le fauteuil est inscrit sur la liste des produits remboursables, il peut bénéficier d'une prise en charge à taux plein ou partiel, selon les spécificités du produit. Par exemple, les fauteuils manuels peuvent être remboursés jusqu'à 10 000 euros, et les modèles électriques, jusqu'à 18 000 euros.
Remboursement par les mutuelles
Les mutuelles santé peuvent également contribuer à rembourser les frais non pris en charge par l'Assurance maladie. Le montant dépendra des garanties souscrites par chacun. La Complémentaire santé solidaire, conçue pour les ménages à faibles revenus, peut également couvrir certains frais sans avance de frais, incluant les dispositifs comme les fauteuils roulants prescrits par un professionnel.
En résumé, bien que plusieurs dispositifs existent pour aider financièrement les personnes utilisant un fauteuil roulant, il convient de bien se renseigner sur les conditions et les démarches à suivre pour optimiser les aides disponibles.







