Le paracétamol, ce médicament incontournable pour soulager les maux quotidiens des Français, est aujourd'hui proposé à environ 2,18 euros en pharmacie. Cependant, la présidente d'Upsa, fabricant du Dafalgan et de l'Efferalgan, a récemment plaidé pour une revalorisation de ce prix. Actuellement, seulement 76 centimes de cette somme reviennent aux laboratoires.
"En France, c’est moins qu’une baguette de pain", a exprimé Isabelle Van Rycke sur le plateau de BFM Business, soulignant l'absurdité de la situation. Cette augmentation est d'autant plus cruciale alors qu'Upsa s'engage à produire 100% de son paracétamol en France d'ici 2027.
Isabelle Van Rycke a précisé : "Produire en France n’a pas le même coût qu’en Asie", incitant ainsi l'État à "prendre ses responsabilités". Les médicaments d'Upsa sont actuellement fabriqués à Agen, dans le Lot-et-Garonne, même si le principe actif provient de Chine.
+ 10 centimes
Pour une boîte de paracétamol vendue 2,18 euros, une part considérable ne parvient jamais jusqu'aux laboratoires, en raison des taxes et de la rémunération des pharmaciens, comme l'a souligné l'économiste Nicolas Doze sur LCI. "Les circuits de distribution jouent aussi un rôle majeur dans cette dynamique".
Isabelle Van Rycke demande donc une hausse de 10 centimes, alors même que les politiques récentes ont généralement privilégié des baisses de prix pour alléger le budget de la Sécurité sociale, confrontée à un déficit croissant. Cette proposition soulève plusieurs questions sur l'avenir des médicaments en France et la capacité de ces entreprises à continuer à produire localement tout en respectant des coûts abordables pour les consommateurs.







