Le comité d'organisation des Jeux Olympiques d'Alpes 2030 a annoncé, ce mercredi, la création de sa commission environnement, composée d'acteurs engagés pour la protection de la nature. Cette initiative vise à fournir des recommandations sur les études d'impact environnemental et à veiller à ce que les JO d'hiver s'inscrivent dans une démarche durable.
Le Cojop souligne que ces Jeux représentent "une opportunité unique pour les territoires". Prévus principalement en Savoie, Haute-Savoie, dans le Briançonnais et à Lyon, les JO devront concilier ambition sportive et protection de l'environnement. Comme le précise le Cojop, cette commission jouera un rôle crucial en examinant diverses problématiques environnementales.
La commission aura pour mission d'évaluer les enjeux liés à la planification, l'organisation et l'héritage des Jeux. Selon le communiqué, elle se penchera sur l'empreinte carbone, la préservation de la biodiversité et la gestion de l'eau. "Nous sommes déterminés à adapter le modèle des grands événements sportifs aux défis environnementaux actuels," a déclaré un porte-parole du Cojop.
Parmi les membres de la commission figurent des représentants de l'État, des collectivités, des fédérations sportives et plusieurs associations écologiques, telles que Protect Our Winters et Mountain Riders. Antoine Pin, directeur général de Protect Our Winters, a souligné que "cette commission n'aura aucun pouvoir décisionnel", ce qui suscite des inquiétudes au sein de la communauté environnementaliste. "Il est vital d’inclure les voix locales dans ce type de projet qui impacte nos finances et notre environnement," a-t-il ajouté.
En avril, le Conseil d'État a statué que la participation du public aux décisions relatives aux JO n'était pas nécessairement une obligation. Ce débat sur **l'inclusion des citoyens** sera probablement un sujet central à l'approche des Jeux, incitant à repenser l'intégration de la communauté dans une initiative de cette envergure.







