Karim Chkéri, secrétaire de la CGT de l'hôpital de Valence, a récemment souligné l'importance de renforcer la sécurité des équipes du SMUR face à l'accroissement des actes de violence dans la région. Depuis deux ans, la CGT insiste sur cette demande sans obtenir de réponse concrète de la direction de l'établissement.
Ce constat alarmant repose sur l’augmentation des violences dans les quartiers environnants, une réalité dont témoigne également le Dr Cherif Heroum, responsable du service de neurologie au centre hospitalier de Montélimar. Lors d'une récente intervention sur ICI Drôme Ardèche, le Dr Heroum a présenté une application mobile visant à prévenir les accidents vasculaires cérébraux, soulignant ainsi la nécessité d'une vigilance accrue envers le personnel soignant.
Selon Chkéri, "cela se fait ailleurs, à Marseille par exemple," laissant entendre qu’il est urgent d'agir dans ce sens pour protéger les équipes qui œuvrent en première ligne. En dépit de ces réalités, la direction de l'hôpital reste inflexible, refusant pour l'instant de s'engager sur l'équipement en gilets pare-balles. La CGT souligne que l'argent alloué à une bande dessinée sur les bonnes pratiques pour la certification aurait pu être redirigé vers cet achat essentiel.
Les experts s'accordent à dire que la sécurité des soignants doit passer en priorité, d'autant plus dans un contexte où la violence devient la norme. Ces questionnements sur la protection des personnels de santé résonnent avec les préoccupations nationales sur la sécurité dans les établissements hospitaliers. À ce sujet, des études récentes, comme celles relayées par Le Monde, constatent qu’une grande partie du personnel médical ressent une montée de l'insécurité au travail. La CGT ne demande rien de moins qu’un environnement de travail sécurisé, afin que les soignants puissent exercer leur métier sans crainte.
Ce sujet, bien plus qu'une simple revendication syndicale, touche à la qualité même des soins prodigués aux patients. La sécurité des soignants est intrinsèquement liée à la qualité des soins, une dimension essentielle à ne pas négliger dans le débat public.







