Une vingtaine de compatriotes français, potentiellement exposés à une croisiériste néerlandaise décédée d'une infection à l'hantavirus en avril, vont pouvoir quitter leur isolement hospitalier ce samedi, tandis que la seule Française contaminée reste en réanimation, a annoncé le ministère de la Santé.
"La période d'isolement pour les personnes ayant été en contact avec des vols internationaux se termine effectivement ce 6 juin", a déclaré le ministère, précisant que 22 individus seraient concernés.
Cependant, quatre Français devront demeurer à l'isolement jusqu'au 21 juin. Ces derniers avaient participé à la croisière à bord du navire Hondius, où ils ont été en contact avec la passagère néerlandaise infectée, qui a succombé fin avril.
La cinquième Française, seule testée positive dans le pays, est actuellement hospitalisée à Paris et est décrite comme "stable" mais toujours sous surveillance en réanimation.
Les 22 personnes qui quitteront demain étaient présentes sur des vols où la patiente néerlandaise était également passagère, un itinéraire comprenant un vol de Sainte-Hélène à Johannesbourg, suivi d'un autre au départ de cette ville.
La sortie de ces personnes, qui n'ont pas été testées positives, représente une avancée significative dans la gestion de cette situation sanitaire qui a suscité des préoccupations mondiales.
L'hantavirus, principalement transmis par les rongeurs et pouvant entraîner des infections respiratoires potentiellement mortelles, avait fait état d'une dizaine de cas parmi les passagers du croiseur, dont trois décès, ce qui a poussé les autorités à adopter un protocole strict.
Consulté à ce sujet, un panel d'experts scientifiques a conclu que le risque d'épidémie était faible, tout en soulignant l'importance de mesures préventives, ce qui a conduit à des périodes d'isolement ajustées.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a confirmé fin mai que la légalité de ces mesures avait été validée par la justice, toutes les sorties anticipées des contacts ayant été exclues.
Un des derniers cas isolés, impacté par sa présence sur le navire de croisière, a exprimé sa frustration dans une déclaration faite aux journalistes, dont l'AFP faisait partie.
"Nous ne présentons aucun symptôme et tant que notre sang ne montre aucune trace de virus, nous sommes certains de ne pas risquer de transmission de l’hantavirus", a expliqué Roland Seitre, tout en demandant une relaxation des conditions d'isolement plutôt qu'une levée totale de son confinement.







