« Faire les choux gras de la presse », une expression qui suscite l'intérêt, n'évoque pas la cuisine de choux destinés aux journalistes. Plongeons dans ses origines et son sens.
Que signifie « faire les choux gras »
À l'opposé de l'expression faire chou blanc, qui indique un échec, « faire les choux gras de la presse » se rapporte à des sujets qui séduisent le public et génèrent des ventes pour les éditeurs. Par exemple, on pourrait dire : « La disparition de Johnny Hallyday a fait les choux gras de la presse people. » Cette locution remonterait au début du XXe siècle, période florissante pour la presse écrite, avant que la radio et Internet ne viennent bouleverser le paysage médiatique.
Quel rapport entre les choux et les journaux ?
À l'origine, l'expression « faire les choux gras de quelqu'un », autrefois courante, signifiait enrichir quelqu'un. Mais pourquoi cette analogie avec les choux ? Dans une France d'autrefois, particulièrement pour les couches modestes, le chou représentait un aliment de base, bon marché. En cuisine, on avait tendance à l'enrichir avec des matières grasses, d'où l'idée de « choux enrichis », symboles de prospérité—un lien métaphorique avec le fait que certains sujets peuvent également enrichir les journaux en termes de ventes et de lectorat. Comme l'indique le linguistique Claude Duneton, expert dans le domaine, « les mots évoluent et s'ancrent dans une culture qui influence leur signification. » Ainsi, les choux, tout en étant une nourriture des pauvres, deviennent un vecteur de profit pour les médias.







