Ce vendredi 26 juin, un trajet en TGV reliant Paris à Nice s'est transformé en véritable cauchemar pour ses occupants. Après environ trente minutes de voyage, le train s'est retrouvé immobilisé dans un tunnel près de Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, selon Le Parisien.
Avant même de pénétrer dans le tunnel, ce TGV était déjà en retard de 1 heure et 10 minutes à cause d'un "problème technique". Une fois à l'intérieur, l'électricité a été coupée, entraînant la perte de la climatisation et de l'éclairage dans certaines voitures. Rapidement, la température montait, rendant la situation insupportable pour les passagers. Face à cette chaleur accablante, certains ont tenté de se rafraîchir avec des éventails ou des brumisateurs, mais ces solutions n’ont clairement pas suffi.
Pour illustrer l'angoisse ambiante, une passagère nommée Thaïs a déclaré : "C'était un cauchemar, il y avait des crises d'angoisse dans les wagons, plus d'air, plus d'eau". Un autre voyageur a ajouté : "Dans ma rame, la climatisation fonctionnait, mais pas dans celle d'à côté, où il faisait 48 °C, ce qui a causé des malaises".
Des bouteilles d'eau ont été distribuées, mais en quantités insuffisantes, aggravant le désarroi des passagers. La voiture-bar est vite devenue une sorte d'infirmerie improvisée, avec des voyageurs qualifiés en santé venant prêter main-forte. "Il y avait effectivement des médecins ou des infirmiers à bord qui ont proposé leur aide", a raconté l'un des passagers.
La SNCF a confirmé que le TGV 6177 avait été affecté par une "avarie technique". Après avoir fait demi-tour, le train a regagné Paris, où les passagers ont dû transborder sur une autre unité, bénéficiant au passage de paniers-repas. Le TGV finalement arrivé à Nice a accusé un retard de 5 heures et 40 minutes, atteignant sa destination à 1 heure du matin.
La SNCF met en garde contre les voyages en train durant la canicule
Dimanche dernier, le PDG de la SNCF, Jean Castex, avait conseillé aux passagers "vulnérables" d'éviter de prendre le train en période de chaleur intense, précisant que de tels incidents ne pouvaient être exclus. En conséquence, la SNCF propose des échanges et des annulations de billets de TGV et de Ouigo sans frais pendant ces périodes.







