Le projet alimentaire territorial (PAT) du Gard rhodanien a franchi une étape significative avec la récente labellisation et la signature de partenariats avec le Département. Son objectif principal est de renforcer les circuits courts, soutenir les agriculteurs et assurer une alimentation locale durable.
Ce projet, lancé en novembre dernier, a été officiellement consolidé le 25 juin avec des accords formels entre le Département du Gard et la Draaf (direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt). "C'est un jalon historique pour notre territoire", a déclaré Cédric Clémenté, vice-président délégué à l'agriculture, à l'alimentation et à la forêt de la métropole.
Des actions concrètes autour de quatre enjeux
Labelisé lors d'un récent appel à projets national, le PAT a pour ambition de relocaliser et structurer l'alimentation au sein du territoire. Pour cela, il mobilise l'ensemble des acteurs locaux : agriculteurs, entreprises, collectivités et citoyens. Des groupes de travail ont été constitués afin d'effectuer un diagnostic précis et d'émerger des actions concrètes qui se focalisent sur quatre axes essentiels : favoriser l'éducation alimentaire via la restauration collective ; améliorer l'accès à une alimentation de qualité ; développer une économie alimentaire pérenne et soutenir une agriculture durable.
Ce projet propose des mesures concrètes tant à court qu'à long terme. "Nous devons réfléchir aux 30 prochaines années pour garantir la richesse de nos espaces agricoles. Il est essentiel d'anticiper et de construire la politique territoriale de demain," a ajouté l'élu en évoquant le plan territorial de résilience déjà lancé par l'agglomération.
"Plus de produits locaux et sains"
Cathy Chaulet, vice-présidente déléguée à l'agriculture et à la qualité alimentaire du Département, a exprimé son enthousiasme pour ce PAT "complètement transversal", qui aspirera "à davantage de produits locaux et sains". Au second semestre 2026, une phase d'immersion sur le terrain permettra d'affiner le diagnostic par le biais de visites d'exploitations agricoles, de rencontres avec les acteurs économiques et associatifs, et d'une cartographie exhaustive du système alimentaire local.







