Le procès d'Owen Cenazandotti, connu sous le nom de streamer Naruto, a vu la justice frapper fort. Ce mardi à Nice, la procureure a requis une peine de trente mois de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire, pour des violences en ligne qui ont précédé la tragique mort de Jean Pormanove en août 2025.
Une amende de 30.000 euros a également été requise, ainsi qu’un bannissement numérique, interdisant à Naruto et à son complice, Safine, de publier sur les plateformes à l'avenir.
Maud Marty, la procureure, a dénoncé le climat autour de ces violences, soulignant que « la mort de Jean Pormanove est survenue lors d'un live, ce qui reflète une dérive inquiétante ». Selon elle, « ce n’est pas un simple dérapage, mais un système de maltraitance humaine, où la violence est intégrée dans le programme ». Elle a appuyé son propos en signalant que, dans ce milieu, « les violences font partie du scénario ».
Un procès qui ne se tient pas aux assises
Il convient de mentionner que, bien qu'un membre de la famille de Jean Pormanove ait demandé un renvoi de l'affaire devant une cour d'assises, le procès se concentre principalement sur les actes de violence et ne porte pas directement sur les circonstances entourant sa mort. Une autopsie a établi qu'il n'y avait pas d'intervention extérieure et l'enquête a été classée sans suite.
Les deux streamers, Naruto et Safine, âgés de 27 et 24 ans respectivement, sont jugés pour divers chefs d'accusation, incluant violences en réunion et abus de faiblesse. Entre 2023 et 2025, Naruto a animé des livestreams qui ont choqué la communauté, diffusant des images de violences physiques et psychologiques à l'encontre de Pormanove et d'autres personnes vulnérables, y compris des humiliations répétées et des agressions physiques.
La tragique mort de Pormanove, survenue lors d'une diffusion en direct, a suscité de vives réactions dans le milieu. Des professionnels du droit et des experts sur la violence en ligne observent avec attention cette affaire, qui soulève des questions essentielles sur la responsabilité des créateurs de contenu dans le cadre de leur activité. Les propos de Maud Marty mettent en lumière la nécessité d'un changement dans la législation concernant la violence en ligne.







