Depuis plus de vingt ans, le Geres, une ONG active dans la lutte contre la précarité énergétique, s'engage à soutenir les populations vulnérables en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), notamment à Marseille. Kamel Sadki, chargé de projet au sein de l’organisation, dresse un constat alarmant sur la situation actuelle.
En Paca, la précarité énergétique concerne tant les zones rurales que les milieux urbains. Selon les dernières statistiques de l'INSEE publiées en 2021, environ 250 000 ménages, soit près de 12 % des foyers de la région, vivent dans une situation de vulnérabilité énergétique. Qui plus est, cette problématique touche particulièrement les départements des Alpes, où des besoins accrus de chauffage sont essentiels en raison des conditions climatiques, ainsi que les zones urbaines, où les ménages à faibles revenus sont nombreux.
Les chiffres évoqués par Kamel Sadki sont corroborés par d'autres enquêtes récentes. Une étude de l'Observatoire National de la Précarité Énergétique souligne que de nombreux ménages peinent à régler leurs factures d'énergie, ce qui les expose à des risques de coupures d’électricité ou de gaz. La crise économique actuelle, exacerbée par l'inflation, aggrave cette situation.
Pour apporter un soutien concret, diverses initiatives locales émergent, telles que des programmes d'accompagnement à la rénovation énergétique ou des aides financières pour le paiement des factures. Selon un rapport publié par le ministère de la Transition Écologique, la lutte contre la précarité énergétique est devenue une priorité politique, visant à garantir un accès à l'énergie pour tous.
Cependant, malgré ces efforts, des experts s'inquiètent du manque de visibilité sur les financements nécessaires pour soutenir ces projets. Jean-Pierre Martin, économiste spécialisé dans l'énergie, déplore que « sans un engagement ferme des collectivités et de l'État, de nombreux ménages continueront à souffrir. »
La situation en Paca est un rappel crucial de la nécessité d'actions concertées pour endiguer la précarité énergétique et garantir les droits fondamentaux de tous les citoyens. Alors que la saison hivernale approche, la mobilisation citoyenne et gouvernementale sera déterminante pour aider ces 250 000 ménages fragilisés.







