Le 4 décembre 2025, à Washington, une rencontre entre les présidents du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC), orchestrée par Donald Trump, a affiché de grandes ambitions pour instaurer la paix. Pourtant, cette initiative s’inscrit dans un contexte de méfiance croissante.
Les tensions sont exacerbées par les accusations de Kinshasa, qui accuse le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle M23, en quête de contrôle sur les riches ressources minières du Nord-Kivu. L’administration Trump a souvent été critiquée pour ses méthodes de médiation, susurrant des doutes sur la véritable intention derrière cet accord.
Comme le souligne le journal Le Monde, le plan de paix de Trump, bien que présenté comme une avancée significative, semble davantage répondre aux intérêts économiques des États-Unis. Les ressources en minerais rares de la région sont un enjeu stratégique que le président américain ne peut ignorer. Les nations qui aspirent à un apaisement dans cette zone volatilisée s'inquiètent de ces raisons sous-jacentes, celles qui motivent une politique étrangère parfois perçue comme luciférienne.
Des analystes comme Jean-Pierre Mbemba, politologue basé à Kinshasa, notent que cet accord pourrait être perçu comme « une paix de façade ». Il rappelle que les demandes contradictoires des deux parties — le retrait du M23 par le Rwanda et l’élimination du groupe FDLR par la RDC — soulignent la fragilité de cette entente.
De nombreux observateurs se montrent sceptiques quant à sa pérennité. Le manque de confiance entre les deux nations pourrait compromettre les efforts pour mettre fin aux conflits. Présentée comme une victoire diplomatique pour Trump, cette situation souligne la complexité des enjeux géopolitiques dans cette région d'Afrique centrale.
En somme, bien que cet accord pourrait apporter une lueur d'espoir pour les habitants du Nord-Kivu, beaucoup estiment qu'il pourrait redonner le titre de « faiseur de paix » à Trump, tout en négligeant les réalités sur le terrain. D'autres pays, comme la France, suivent de près cette évolution, cherchant à se positionner dans un contexte où la paix demeure un objectif lointain.







