La dépression post-partum ne se limite pas aux nouvelles mères. De plus en plus d'études montrent que les pères peuvent également en être victimes, souvent sans en être pleinement conscients. Selon un rapport récent de l’American Academy of Pediatrics, les expériences défavorables durant l'enfance, telles que la dépression parentale, augmentent le risque de retard de développement cognitif chez l'enfant.
Une étude menée par l’hôpital pour enfants Ann & Robert H. Lurie de Chicago a révélé que 17 % des pères ont présenté des symptômes de dépression après la naissance de leur enfant, surtout lorsque celui-ci est né prématurément et a nécessité des soins intensifs. Bien que 33 % des mères aient montré des symptômes dépressifs, ceux-ci tendent à diminuer avec le temps, tandis que ceux des pères perdurent, soulignant la nécessité d'une attention particulière à leur santé mentale. « Nous devons nous préoccuper également de la santé mentale des pères, tant durant le séjour hospitalier que lors du retour à la maison », explique le Dr Craig F. Garfield, le principal auteur de l'étude.
Les recherches montrent que les papas déprimés sont moins enclins à s'engager dans des activités parentales enrichissantes, comme lire des histoires à leurs enfants. Au lieu de cela, ils peuvent adopter des comportements disciplinaires plus sévères, comme donner des fessées. Cet aspect soulève des inquiétudes quant à l'impact éventuel sur le développement affectif et cognitif des enfants.
Il est essentiel que les professionnels de santé sensibilisent et engagent les pères dans les discussions autour de la santé mentale. Dans un article publié sur Destination Santé, il est souligné que le soutien à la santé mentale des pères doit commencer dès le début de la parentalité.
La prise de conscience de cette réalité est primordiale pour favoriser un environnement sain pour les nouveaux-nés, où à la fois les mères et les pères se sentent soutenus et compris.







