Un an après le retentissant procès des viols de Mazan, Caroline Darian revient sur son parcours difficile et sur la manière dont elle a renoué le lien avec sa mère, Gisèle Pelicot. Dans cette affaire marquante, Dominique Pelicot, son père et ex-mari de Gisèle, a été condamné à 20 ans de prison pour avoir abusé de sa femme, la sédatant et la livrant à d'autres hommes. Ce procès a révélé une réalité tragique et complexe, où Caroline se sent désormais « sacrifiée ».
Dès le début, Caroline avait exprimé sa colère envers sa mère, lui reprochant de ne pas l’avoir défendue face aux mensonges de son père. « Je lui en ai voulu durant le procès de ne pas m'avoir soutenue », confesse-t-elle. Il est évident que cette situation a provoqué une rupture entre elles, mais elles ont progressivement trouvé un terrain d’entente. « Nous cheminons ensemble. Aujourd'hui, elle comprend ma quête de vérité », affirme Caroline, visiblement soulagée.
Les photos dénudées de Caroline retrouvées dans les affaires de son père ont ajouté une couche de complexité à cette affaire. Alors que Dominique a nié toute forme d'inceste, Caroline se sent invisible dans le récit qui entoure cette affaire. Elle déplore l'absence d'enquête sur ce qu'elle a subi, arguant que des ressources considérables ont été allouées à la souffrance de sa mère, laissant ses propres blessures dans l'ombre.
Dans une interview donnée au Parisien, elle souligne, « Je suis la sacrifiée de cette affaire. Tous les moyens, toutes les investigations se sont focalisés sur ce que ma mère avait subi alors que, dans notre famille, Dominique Pelicot a fait d'autres victimes ».
Bien que le procès ait fermé une étape douloureuse, Caroline sait que le chemin vers la guérison est encore long. Mais sa relation avec sa mère semble s'être stabilisée, renforcée par cette épreuve. En fin de compte, les deux femmes semblent prêtes à écrire un nouveau chapitre de leur histoire familiale. Caroline conclut : « Je suis hyperfière de son parcours et ça n'a jamais été elle la coupable ».







