La tension monte chez les agriculteurs du Vaucluse, qui, face à une situation critique, ont décidé de mettre en garde le gouvernement. Denis Odetto, président de la Coordination rurale dans la région, a ouvertement annoncé que si aucune solution n’était apportée, ils n'hésiteraient pas à bloquer les raffineries.
Cette déclaration survient après que le Premier ministre a promis d’adopter une loi d’urgence agricole avant l’été. Cependant, cette promesse n’a pas apaisé la colère des agriculteurs, qui se sentent méprisés et ignorés. Odetto a affirmé : “Il arrive un moment où il faut agir. Si les blocages sur les routes ne suffisent pas, alors nous irons plus loin.” La mobilisation des agriculteurs, qui dure depuis plusieurs semaines, prend une tournure plus agressive.
Les agriculteurs expriment leur désespoir face à une situation de plus en plus difficile. Odetto rappelle qu'il y a deux ans, il pouvait vendre ses courges à 40 centimes le kilo. Aujourd'hui, ce prix a chuté à 35 centimes, pour ses butternuts, le prix est passé de 60 à 50 centimes. Ces baisses de prix mettent en péril leur survie économique.
De plus, les propositions de loi, comme celle préparée par le ministre Sébastien Lecornu, semblent inadaptées. Les thèmes abordés, tels que la politique de l'eau et la prédation du loup, sont jugés insuffisants face à l'urgence de la situation. Odetto et d'autres experts de la filière agricole estiment que des mesures plus substantielles sont nécessaires pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail. La rentrée s'annonce donc intense pour le gouvernement si des réponses concrètes ne sont pas vite apportées.
Des entreprises de presse comme Le Monde et France Info rapportent également cette montée de tensions au sein de la profession, soulignant l'urgence d'un dialogue entre le gouvernement et les agriculteurs. La mobilisation pourrait ainsi prendre un tour déterminant pour la politique agricole en France dans les semaines à venir.







