Guillaume Forquet de Dorne fait parler de lui depuis son annonce en tant que candidat du Rassemblement National (RN) pour les élections municipales de Sarlat-la-Canéda en 2026. Cet ancien combattant a rejoint les forces kurdes luttant contre l'État islamique (Daesh) en Irak et en Syrie entre 2017 et 2018, un engagement qui le distingue dans le paysage politique local.
Investi par le RN début décembre 2025, Forquet de Dorne, âgé de 35 ans, a décidé de sortir de l’ombre. Ayant toujours affirmé son patriotisme, il estime que sa participation à cette lutte armée était motivée par un désespoir face à la montée de l’extrémisme, regrettant que des civils kurdes et arabes se retrouvent contraints à la lutte. Selon ses mots, il trouvait « injuste » que ces gens se battent seuls contre un ennemi aussi redoutable.
Forquet de Dorne a d'abord pris part aux unités de résistance de Sinjar, composées de Yézidis, une communauté aujourd’hui célèbre pour avoir subi les atrocités de l'État islamique. Ce choix personnel, jugé surprenant en raison du ralliement idéologique de certaines milices à la gauche radicale, ne semble pas l'ébranler. « J'ai toujours été un patriote, attaché à la sécurité et à la prospérité de mon pays », déclare-il.
Dans une interview, il rappelle l'importance de son engagement, en évoquant des valeurs partagées avec les forces kurdes. Ces dernières ont été saluées par de nombreux observateurs pour leur résistance face à Daesh, mais également critiquées pour des accusations de violations des droits de l'homme, comme le souligne un récent rapport d'Amnesty International.
Les élections municipales de 2026 s’annoncent donc passionnantes à Sarlat, cette candidature pose la question de l'intersection entre l'engagement militaire et la politique. Dans un contexte où les opinions sur le futur du RN évoluent, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur l'impact que des personnalités comme Forquet de Dorne pourraient avoir sur la ville et au-delà.







