Paris (France) – Le projet de la NBA de créer une ligue dédiée en Europe suscite de nombreuses interrogations à moins de deux ans de son lancement envisagé. La ligue nord-américaine a récemment posé ses valises sur le Vieux Continent avec deux matchs, dont un Orlando contre Memphis à Berlin, suivi d'un autre à Londres.
Ces deux villes figurent parmi les candidates pour accueillir l'une des douze franchises permanentes que la NBA prévoit de lancer à l'automne 2027 en partenariat avec la Fiba. Quatre autres équipes devraient également intégrer la ligue via la Ligue des champions (C3) ou par le biais d'un tournoi de qualification.
Avec des villes comme Paris, Madrid, et Barcelone sur la liste, la NBA cherche des marchés à fort potentiel, aussi bien sur le plan sportif qu’économique. George Aivazoglou, responsable de la division Europe et Moyen-Orient pour la NBA, a mentionné qu'il discute avec des équipes de basketball existantes ainsi qu'avec des clubs de football dotés d'une forte notoriété.
Qu'en est-il des équipes ?
À Rome, par exemple, il n'existe pas d'équipe de basketball significative, rendant l'option d'une création d'équipe ex nihilo plus plausible. À Milan, la NBA semble attirer l'attention des clubs de football tels que l'Inter ou AC Milan, tout en ignorant le célèbre club de basket, l'Olimpia, qui est déjà intégré dans l’Euroligue.
Les dirigeants américains privilégient les marques ayant une portée mondiale, explique-t-on. Le Paris Saint-Germain a été approché pour sa réputation, mais non le Paris Basketball, qui, en pleine expansion, est une équipe historique invitée en Euroligue.
Cependant, des doutes persistent quant à la viabilité de cette nouvelle ligue. Comment peut-on se passer de clubs historiques tels que le Partizan ou le Zalgiris Kaunas, qui attirent des foules importantes ? De plus, le basket professionnel en Angleterre n’a toujours pas réalisé son envol et est en proie à des problématiques juridiques.
Un prix d'entrée élevé
Le FC Barcelone a récemment communiqué son intention de renouveler sa licence pour l’Euroligue, ce qui pourrait signifier qu’il n’envisage pas de rejoindre la NBA Europe de sitôt. Parmi les actionnaires de l'Euroligue, seuls l'Asvel (soutenu par Tony Parker), le Real Madrid et Fenerbahçe n'ont pas encore renouvelé leurs licences.
Avec une entrée estimée entre 500 millions et 1 milliard de dollars, le PSG a exprimé des réserves. Un investissement jugé exorbitant par de nombreux observateurs, certains estimant qu’il pourrait rendre la franchise économiquement non viable. Selon Bloomberg, il est possible que ce droit d’entrée soit échelonné sur plusieurs années, ce qui pourrait redonner de l'espoir aux clubs intéressés.
Les discussions continuent ainsi entre la NBA et ces clubs, mais la balle est dans le camp des dirigeants américains, qui semblent encore loin d’un accord bénéfique pour toutes les parties.







