Erfan Soltani, âgé de 26 ans, est sur le point de devenir le premier manifestant reconnu officiellement condamné à mort en Iran depuis le début des récents soulèvements. Son arrestation a eu lieu le 8 janvier, à son domicile, après sa participation à des manifestations à Karaj, à l'ouest de Téhéran. Des groupes de défense des droits humains, tels qu'Amnesty International et Iran Human Rights, se sont déclarés alarmés par le fait qu'il a été condamné sans procès ni avocat.
Selon des informations rapportées par l'organisation norvégienne Hengaw, la famille de Soltani aurait seulement eu accès à lui une dizaine de minutes avant que son exécution ne soit prévue pour le 14 janvier. Ce traitement a soulevé des cris d'indignation parmi les défenseurs des droits humains, qui dénoncent une exécution extrajudiciaire, une violation des normes internationales.
Une situation alarmante
Les autorités iraniennes semblent clasher les manifestants en les qualifiant d'« émeutiers » ou même de « terroristes », une rhétorique qui les lie à des enjeux géopolitiques plus vastes, notamment les États-Unis et Israël. Cette position a également été confortée par les déclarations du chef du pouvoir judiciaire, qui a promis des « procès rapides » pour les personnes arrêtées. Néanmoins, les médias d'État n'ont pas encore trouvé place pour discuter des exécutions à venir.
L'angoisse quant à l'exécution programmée de Soltani est accrue par la répression actuelle, qui a déjà coûté la vie à près de 2 600 manifestants, selon des rapports de l'ONG Iran Human Rights. Certains experts estiment que le bilan pourrait être beaucoup plus élevé. Le conseiller présidentiel américain Donald Trump a même réagi à cette crise, avertissant que les États-Unis réagiraient fermement face à ces violations.
Amnesty International a appelé les autorités iraniennes à renoncer immédiatement à toutes les exécutions, affirmant que la situation des droits humains en Iran est catastrophique. Le contexte actuel de tension est exacerbé par les protestations de masse qui secouent le pays depuis la fin de l'année dernière.
La communauté internationale suit de près les événements en Iran, avec des déclarations d'inquiétude croissantes de la part d'organisations et de gouvernements, dont le Département d'État des États-Unis qui a souligné que plus de 10 600 manifestants ont été arrêtés durant les récentes vagues de protestation.
Face à cette crise, des experts soulignent l'importance d'un soutien international accru pour protéger les droits fondamentaux des individus en Iran. La situation de Soltani pourrait devenir un catalyseur pour une mobilisation internationale plus forte contre les violations des droits humains en Iran.







