Récemment, une vidéo d'une influenceuse a suscité des inquiétudes parmi les résidents étrangers aux Émirats arabes unis. Linda, sur Snapchat, a relayé un message alarmant affirmant qu’un départ du pays en cas de conflit pourrait entraîner un bannissement définitif. Cependant, cette affirmation est erronée.
Depuis les tensions croissantes au Moyen-Orient, des résidents étrangers, notamment des élèves du collège du Sacré-Cœur à Marseille, se questionnent sur les conditions de rapatriement. Une élève nommée Jana a partagé :
“J'ai vu passer une vidéo de l'influenceuse Linda… Est-ce vrai ?”
Non, quitter Dubaï, en cas de guerre, ne conduit pas à un bannissement
Dans sa publication, l'influenceuse a montré une capture d'écran d'un message prétendant que quitter Dubaï pendant la guerre entraînerait un bannissement similaire à celui observé durant la guerre du Golfe.
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Cependant, aucune loi en vigueur aux Émirats n'interdit le retour d'un résident qui quitte le pays pendant un conflit. La réglementation émiratie, bien qu'elle encadre l'entrée et le séjour des étrangers, ne stipule pas qu'un départ en temps de guerre entraîne un bannissement.
Les "travel bans" existent, mais pour des raisons judiciaires
Il est à noter que des "travel bans" peuvent être imposés, mais uniquement pour des raisons judiciaires. Ces interdictions de quitter ou de revenir sur le territoire peuvent survenir en cas de dettes impayées ou de litiges judiciaires. Un exemple illustratif est celui de l'influenceuse Maeva Ghennam, qui a révélé ses propres difficultés à quitter Dubaï en raison de telles restrictions.
Un précédent historique… mais très différent
Ce qui alimente cette rumeur est l'historique durant la guerre du Golfe de 1990-1991, lorsque des milliers de personnes ont été expulsées ou interdites de retour. Toutefois, ces mesures étaient des représailles politiques, ciblant des populations spécifiques accusées de soutenir Saddam Hussein, et ne concernaient pas les départs des résidents par peur du conflit.
Cette déformation des faits, qui recycle un événement historique pour créer une nouvelle peur, montre comment des informations erronées peuvent se propager rapidement sur les réseaux sociaux, notamment en raison d'une méconnaissance des différences contextuelles.







