Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé lors d'une allocution télévisée que son organisation est prête à livrer une "longue bataille" contre Israël, qui a, pour sa part, prévenu le Liban de représailles importantes suite aux attaques lancées depuis son territoire. Qassem a souligné qu'il s'agit d'une "bataille existentielle" et a promis de ne pas laisser l'ennemi atteindre son objectif de domination.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a riposté en promettant d'imposer de lourdes sanctions au Liban, en ciblant ses infrastructures et par des pertes de territoire, jusqu'à ce que le gouvernement libanais prenne des mesures pour désarmer le Hezbollah. Ces tensions se sont intensifiées depuis le 2 mars, quand le Hezbollah a riposté à la mort d'Ali Khamenei avec des frappes sur Israël.
Dans un contexte aussi tendu, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a effectué une visite au Liban, incitant les deux parties à un cessez-le-feu pour éviter une escalade des violences. Guterres a exprimé son souhait de voir un Liban en paix et a appelé la communauté internationale à fournir une aide significative de 325 millions de dollars.
Le président libanais, Joseph Aoun, a mentionné qu'il n'a reçu aucune réponse à sa proposition de négociation directe avec Israël, toujours techniquement en guerre avec le Liban depuis des décennies. Depuis le début du conflit, en date du 2 mars, le bilan a tristement atteint plus de 773 morts, dont des enfants, et plus de 800 000 personnes ont été déplacées.
Une tragédie poignante s'est produite à Irkay, où un homme, Mohammad Taqi, a perdu ses quatre filles lors d'une attaque israélienne. Ce dernier, désespéré, a dénoncé les frappes israéliennes, qui prétendent cibler des infrastructures.
En réponse, l'armée israélienne a ciblé plusieurs structures au Liban, signifiant une escalade inquiétante du conflit. Un pont stratégique pour le Hezbollah a été détruit, perturbant significativement ses mouvements.
Des milliers de tracts ont également été largués par des avions israéliens, incitant les Libanais à désarmer le Hezbollah, qu'ils qualifient de "bouclier" de l'Iran. Les raids nocturnes israéliens se poursuivent, des cibles ayant été identifiées dans des zones considérées comme sûres jusqu'alors. Les agences de presse rapportent ainsi plusieurs victimes civiles, aggravant la situation déjà dramatique du pays.







