Les élections municipales se profileront en France les 15 et 22 mars 2026. Après une consultation marquée par la crise sanitaire, voici les données essentielles à connaître : candidatures, maires réélus, et tendances de parité.
Près de 48,7 millions d’électeurs sont attendus dans les environ 35 000 communes françaises durant les municipales des 15 et 22 mars 2026. Éléments essentiels comme le nombre de candidats, le taux d’élection dès le premier tour, et les enjeux de parité méritent une attention particulière.
Vers 900 000 antifaites de candidature
Le nombre total d’électeurs inscrits a augmenté d’environ deux millions depuis les élections de 2020, d’après l'Insee. Parmi ceux-ci, 358 000 sont des citoyens européens, les Portugais représentant le plus fort contingent. Pour le premier tour, environ 900 000 candidatures seront comptabilisées, selon le ministère de l’Intérieur, sur près de 50 000 listes. Notons que 68 communes n'ont enregistré aucune candidature.
Selon une enquête du Cevipof, 63 % des maires sortants brigueront un nouveau mandat, marquant une baisse significative par rapport à 2014, où ils étaient 72 %. Des figures politiques de premier plan, comme dix ministres, se positionnent également, appelant notamment à se consacrer pleinement aux enjeux locaux.Rachida Dati a laissé son poste pour se concentrer sur la mairie de Paris.
93 % des maires probablement désignés dès le premier tour
Une majorité écrasante, 93 %, des communes éliront leur maire dès le premier tour, selon les données du ministère de l'Intérieur. Dans la plupart des cas, cela provient de l'unicité des listes (23 700 communes) ou d'une compétition entre deux listes (environ 8 500 communes). À Montpellier, le record est impressionnant avec treize listes concurrentes.
Soutien politique varié
Fréquemment, les listes se présentent sans affiliation politique, tandis que d'autres sont soutenues par des partis, compliquant la comptabilisation. Le Parti socialiste est en jeu dans 2 960 communes, tandis que La France insoumise se déclare présente dans 504 communes, avec 380 candidatures sous sa propre étiquette. Le Rassemblement national revendique 763 listes, dont 601 sous son étiquette.
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Femmes candidates : croissance timide
Un quart (25 %) des têtes de listes sont des femmes, un léger progrès par rapport à 2020 (23 %). Les chiffres concernant la représentation dans les conseils municipaux, avec 42,2 % de femmes début 2022, montrent encore un gap significatif, malgré certains efforts pour promouvoir une parité réelle.
Les nouvelles règles sur la parité pour les petites communes sont également entrées en vigueur, essayant de favoriser l'inclusion. La lutte pour la parité reste à l'ordre du jour.
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Réforme PLM : nouveau système de vote
La réforme de la loi PLM (Paris, Lyon, Marseille), adoptée en 2025, introduit une nouvelle manière de voter dans ces trois grandes agglomérations. À Paris et Marseille, les électeurs devront voter à deux reprises : une fois pour les conseillers d'arrondissement, et une autre pour les conseillers municipaux. À Lyon, une troisième votation inclura les conseillers de la métropole.
Cette transformation engendre des coûts supplémentaires : à Paris, le budget électoral va presque doubler, et le nombre de bureaux de vote va également être multiplié, passant de 903 à 1 806.
Taux de participation : un parcours sinueux
Le taux de participation a connu une chute drastique lors des élections de 2020 à 44,66 %, contre près de 61 % en 2014. Ce chiffre alarmant a mis en lumière les effets de la pandémie. Au second tour de 2020, la participation s'était encore effondrée avec un taux de 41,6 %, une perte d'intérêt significative par rapport à 2014.
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