En Iran, la répression des manifestants prend des dimensions tragiques. Les forces de l'ordre ont été observées ciblant spécifiquement les yeux des manifestants, une méthode brutale qui rappelle des épisodes sombres de l'histoire du pays. Alors que les manifestations persistent malgré une coupure totale des communications Internet depuis le 8 janvier, le sort de nombreux participants reste incertain.
Selon l'ONG Iran Human Rights, la violence a causé au moins 734 morts, mais certains experts estiment que le nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé, atteignant plusieurs milliers. Les déclarations du professeur de droit international, Sara Nazari, soulignent que cette échelle de violence est disproportionnée et pourrait s'apparenter à des violations des droits de l'homme au regard des conventions internationales.
La répression de cette contestation, l'une des plus importantes depuis l'établissement de la République islamique en 1979, est exacerbée par le climat de peur instauré par les autorités. Des témoins oculaires et des survivants évoquent des confrontations où la brutalité des forces de l'ordre semble chaque jour plus sévère. La nécessité d’une réponse internationale est de plus en plus pressante, alors que des appels à des sanctions ciblées émergent de différentes organisations de défense des droits humains.
Malgré l’intensification des actes répressifs, le désir de changement persiste parmi les Iranien(ne)s. Une Iranienne réfugiée en France témoigne : "Si on continue de manifester, c’est qu’on garde espoir de changer le régime". Ce sentiment d'espoir face à l'adversité reste une lueur, une preuve que la lutte pour la dignité humaine est loin d'être éteinte.







