Une récente enquête de l'Insee met en lumière le maintien surprenant du chauffage au fioul dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, où un foyer sur dix continue de privilégier cette méthode, malgré une baisse significative depuis 2006. Cette situation est en partie due à l'interdiction d'installer de nouvelles chaudières au fioul, appliquée depuis le 1er juillet 2022.
Selon les résultats de l'étude, près de 391 000 foyers en Auvergne-Rhône-Alpes utilisent encore le fioul, représentant 10,5 % des résidences principales, un chiffre supérieur à la moyenne nationale de 8,5 %. La région se positionne moins bien que la Corse (1,7 %) et l'Île-de-France (4,4 %), mais dépasse légèrement d'autres régions comme la Bourgogne-Franche-Comté (13,3 %) et le Grand Est (12,4 %).
Les données révèlent que la Haute-Loire est le département le plus concerné, avec 20,7 % des logements chauffés au fioul, suivi du Jura (18,2 %), de l'Ain (11,8 %), de la Loire (10,6 %), et du Rhône (5,1 %). Ce mode de chauffage est plus répandu dans les maisons anciennes que dans les appartements. En effet, 17 % des ménages vivant dans des maisons se chauffent au fioul, contre seulement 4 % pour ceux en appartement.
Les départements ruraux sont également davantage touchés par cette tendance, avec des chiffres significatifs dans certaines zones rurales de la Haute-Loire, où la proportion de foyers se chauffant au fioul peut atteindre 37 %. Toutefois, la transformation du paysage énergétique, notamment à travers le raccordement au gaz ou à des réseaux de chaleur, joue un rôle crucial dans cette dynamique. Comme le souligne un rapport de Le Monde, le chauffage au fioul est en recul, notamment dans les métropoles où une majorité de logements est connectée au réseau de gaz.
Au niveau intergénérationnel, il est intéressant de noter que 16 % des retraités se chauffent encore au fioul, les rendant plus vulnérables aux fluctuations des prix du carburant et à une isolation souvent insuffisante de leurs logements. En 2022, les ménages en Auvergne-Rhône-Alpes se répartissent entre 31 % utilisant l'électricité, 37 % le gaz, et 22 % optant pour d'autres sources d'énergie, telles que le bois, le charbon, ou l'énergie solaire.
Ce constat soulève des questions sur l’avenir énergétique de la région, surtout face aux enjeux environnementaux croissants. La transition vers des sources d'énergie plus durables semble impérative, et des initiatives commencent à émerger. Pour aller plus loin, plusieurs organismes locaux, ainsi que des startups innovantes, travaillent à offrir des alternatives viables et écologiques aux ménages encore dépendants du fioul.







