Un ancien baby-sitter, C.O., condamné en 2020 pour des agressions sexuelles sur des enfants, est de nouveau sous les projecteurs après des révélations alarmantes. Interpellé à Tourcoing, il est soupçonné d'avoir fait 27 nouvelles victimes, dont des enfants de moins de quatre ans. Cette affaire a profondément secoué la commune et inquiète les parents.
Sylvie*, mère d’un petit garçon, a été contactée par la brigade des mineurs de Lille suite à une plainte déposée contre C.O. qui travaillait à nouveau en tant que baby-sitter. "J'ai utilisé la plateforme Nounou Top pour trouver un gardien à mon bébé de cinq mois. Son profil semblait sérieux, mais je n'aurais jamais imaginé qu'il avait un passé aussi sombre", raconte-t-elle. Ce même individu, âgé de 36 ans, avait été emprisonné après que le fils de ses premiers employeurs ait révélé des abus.
D’après les informations recueillies, C.O. avait purgé sa peine de cinq ans de prison mais avait également été placé sous suivi sociojudiciaire, incluant l'interdiction de travailler avec des enfants. Pourtant, il a réussi à contourner cette interdiction en proposant ses services sur la plateforme Nounou Top, qui ne vérifie pas les antécédents de ses utilisateurs. "C'est profondément scandaleux. Comment une telle situation a-t-elle pu se produire?", s’indigne une source proche du dossier, qui craint que d’autres drames ne surviennent.
Les parents angoissés se posent la question : jusqu'où va la responsabilité de ces plateformes? En effet, la législation actuelle en France considère que c'est à la famille d'effectuer les vérifications nécessaires avant d'engager un baby-sitter. De plus, un voisin de C.O. a entendu ses confidences troublantes et a pris l'initiative d'alerter la police, ce qui a conduit à son arrestation. "J'ai toujours eu une intuition que ce type récidiverait", partage ce voisin, désireux de protéger d'autres enfants.
Le parquet de Lille, qui mène actuellement une enquête approfondie sur cette affaire, a confirmé que C.O. pourrait être poursuivi pour avoir violé les conditions de son suivi. La priorité des enquêteurs sera d’entendre les familles qui ont eu recours à ses services afin de déterminer l'étendue des abus. D’après des sources judiciaires, la mise en examen pourrait intervenir rapidement.
Face à cette situation tragique, des professionnels de la protection de l’enfance appellent à renforcer les contrôles sur les plateformes de garde d’enfants. "Il est impératif que des mesures soient mises en place pour assurer la sécurité des enfants. Aucun parent ne devrait avoir à craindre pour la sécurité de son enfant lorsqu'il engage un baby-sitter", affirme une experte en droits de l’enfant.
* Le prénom a été modifié.







