Le village de Madré, situé dans le Nord de la Mayenne, a subi d'importants dégâts dus à deux violentes tempêtes de grêle en juin 2025. Aujourd'hui, soit sept mois plus tard, plus d'une quinzaine de maisons demeurent encore bâchées, témoignant des ravages causés.
Les toitures de nombreuses habitations ont été gravement endommagées. Si les couvreurs ont réagi promptement pour les réparations urgentes, plus de la moitié des travaux restent à réaliser. Les propriétaires, tels que Yves Baudouin, ressentent l'impatience. "Les couvreurs nous disent qu'ils sont débordés et qu'il y a une forte demande", déclare-t-il, une réalité partagée par de nombreux autres sinistrés.
Sur une ferme voisine, Joël Reboux, quant à lui, attend que les travaux de 20 000 euros démarrent. "On espère que ce sera fait d'ici la fin de l'année", confie-t-il. En attendant, son bâtiment reste bâché, une source d'inquiétude constante.
Sept mois de délai d'intervention
Dans le centre villageois, Muriel Cauvin exprime sa résignation face à la lenteur des réparations. "J'ai contacté tous les couvreurs de la région. Certains n'ont même pas répondu, d'autres sont déjà occupés", explique-t-elle, illustrant la saturation du secteur. Les artisans, tels que Killian Renard, commencent seulement à répondre à la demande, malgré des délais d'intervention pouvant atteindre plusieurs mois. "Entre les commandes, les devis et les interventions, tout prend du temps", mentionne-t-il.
La situation est renforcée par un manque de professionnels dans le métier, comme l'explique Quentin Vailler, couvreur avec six chantiers en cours. Il souligne les défis que représente le climat, notamment la pluie et le froid, dissuadant potentiellement de nouveaux candidats à ce métier exigeant.
Les dommages causés par la grêle sont difficiles à évaluer tant ils sont variés et étendus. Des rapports d'experts relèvent que des mesures doivent être prises pour aider à rétablir ces communautés, non seulement pour la réparation des dégâts matériels, mais aussi pour le bien-être psychologique des habitants. Des initiatives locales pourraient contribuer à soutenir les entreprises de couverture surchargées, permettant ainsi de redonner vie aux maisons de Madré.







