Les autorités régionales françaises demandent des mesures concrètes et efficaces dans le cadre de la future loi-cadre sur les transports, tout en espérant une coopération renforcée avec la SNCF. Lors d'une conférence de presse menée par Michel Neugnot, vice-président chargé des mobilités pour la Bourgogne-Franche-Comté, il a été souligné que le budget des régions pour la mobilité atteint actuellement 9,7 milliards d’euros annuels, en nette augmentation par rapport aux 4,4 milliards de 2015.
Neugnot a expliqué que les régions consacrent 31,5 % de leurs budgets aux transports en commun, une part essentielle destinée à répondre à la demande croissante des usagers. Cependant, les élus expriment leurs inquiétudes face à la hausse des coûts des infrastructures, notamment ceux des péages, qui vont atteindre 2 milliards d’euros d'ici 2027, une situation que Christophe Coulon des Hauts-de-France a qualifiée de "pression financière" sur les régions.
Il est crucial de comprendre que les ressources régionales ne suffiront pas à développer l'offre nécessaire. "Il sera impossible d'agir uniquement avec nos budgets", a averti un responsable. Les régions voient donc dans la loi-cadre, prévue pour être présentée le 4 février par le ministre des Transports Philippe Tabarot, une occasion favorable pour mieux financer la rénovation des réseaux ferroviaires grâce à des recettes autoroutières.
Cette proposition inclura également un plan de programmation des infrastructures qu'ont salué les élus, car elle pourrait donner une visibilité à long terme sur les investissements dans le secteur. En effet, la transparence des données sur les coûts des travaux est une attente forte, comme l’a mentionné Renaud Lagrave de la Nouvelle-Aquitaine, qui a insisté sur le besoin urgent de statistiques claires.
Les premiers retours sur la direction de Jean Castex à la tête de la SNCF sont également positifs. Selon les élus, il a rapidement cerné les enjeux majeurs liés aux infrastructures. "Il est primordial que la SNCF soit à l'écoute des besoins des régions pour améliorer notre réseau de transports", a souligné un expert.







