Le procès en appel s'est ouvert ce lundi, et au fur et à mesure des jours, la situation s'est complexifiée. Ce mercredi 18 mars, l'avocat de Nicolas Sarkozy a annoncé qu'une plainte pour "subornation de témoin" serait déposée suite au désistement de Garrigues, qui a fait état de diverses pressions dans une lettre, comme rapporté par BFMTV.
La cour a décidé de ne pas entendre ce témoin, ce qui pourrait refroidir les espoirs de la défense. Jean Garrigues, professeur émérite à l’université d’Orléans et spécialiste de l’histoire politique contemporaine, avait pourtant été choisi pour des éclairages clés sur le contexte de l'affaire.
Lors de son intervention au procès, Nicolas Sarkozy a maintenu sa position d'innocence, affirmant n'avoir jamais été impliqué dans des actes de corruption, ni de près ni de loin. Il reste sous le choc des répercussions de sa condamnation en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, étant le premier ancien président incarcéré dans l'histoire de la République.
Une "courte déclaration" attendue mercredi
Nicolas Sarkozy a systématiquement été insistant sur le fait qu'il n'a jamais conclu d'accord de corruption avec la Libye de Mouammar Kadhafi. Selon l'accusation, un tel pacte aurait servi à financer sa campagne victorieuse en échange de services diplomatiques et économiques envisageables pour le pays nord-africain.
Ce procès se poursuivra jusqu'au 3 juin, avec un délibéré prévu pour l'automne. Claude Guéant, l'ancien ministre de l'Intérieur, a été déclaré inaptes à comparaître pour des raisons médicales, selon une expertise soumise à la cour. Les déclarations liminaires des prévenus présents étaient attendues ce mercredi, mais la cour a déjà appelé Nicolas Sarkozy à répondre à des questions techniques soulevées par sa défense. Une déclaration concise de sa part est prévue selon son équipe.







