Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), le 26 janvier 2026, le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran a causé la mort de près de 6 000 personnes, chiffre confirmé dans un contexte de répression meurtrière. Des milliers d'autres décès sont encore en cours de vérification.
Un bilan alarmant
HRANA rapporte que 5 848 personnes auraient été tuées, dont 5 520 manifestants, 77 mineurs, 209 membres des forces de sécurité et 42 passants. L'ONG indique enquêter sur 17 091 autres cas suspectés de décès liés aux manifestations.
Les organisations de défense des droits humains craignent que le bilan réel soit bien plus élevé, une situation compliquée par la coupure d'Internet instaurée le 8 janvier, moment où les manifestations, initialement lancées par des commerçants contre la crise économique, ont pris une ampleur sans précédent. Ce mouvement représente le plus grand défi pour le régime iranien depuis sa révolution en 1979. Selon des informations de Ouest-France, au moins 41 283 arrestations ont eu lieu durant cette période.
Internet toujours coupé
Alors que l'Iran est coupé d'Internet depuis plus de deux semaines, l'ONG Netblocks souligne cette décision comme une tentative de dissimuler l'ampleur de la répression. Pendant ce temps, les médias d'État continuent de diffuser un discours soutenant la République islamique.
Les autorités iraniennes, dans un bilan controversé, ont déclaré avoir comptabilisé 3 117 morts, la majorité étant présentée comme des "martyrs", c'est-à-dire des membres des forces de sécurité ou des civils, et non des "émeutiers".
Des bilans controversés
De leur côté, l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, a confirmé 3 428 morts parmi les manifestants, s'inquiétant que le chiffre réel puisse atteindre 25 000. De plus, un rapport d'Iran International, une chaîne d'opposition, avance un bilan encore plus lourd de 36 500 morts, citant des documents internes et des sources sécuritaires.







