Une enquête récente menée auprès des étudiants d'Aix-Marseille Université révèle un constat préoccupant : seulement 44% des sondés envisagent de se déplacer pour les élections municipales. Ce chiffre met en lumière un désengagement notable de la jeunesse à l'égard de la politique locale.
Malgré cet intérêt limité pour les élections municipales, les étudiants affichent une volonté d'engagement dans la vie citoyenne au quotidien. En effet, 67% des participants à l'enquête se disent impliqués, que ce soit par le biais de dons à des associations, d'initiatives en faveur des plus démunis ou encore de bénévolat. Ces activités témoignent d'une dynamique sociale très présente parmi eux.
Un autre point marquant de cette étude est qu46% des étudiants se montrent intéressés par les élections municipales, tandis que leur intérêt pour l'élection présidentielle est bien plus élevé, atteignant 84%. Cela soulève des questions quant aux priorités politiques de cette génération et à leur vision de l'engagement démocratique.
D'après les postulants à la mairie, les étudiants privilégient les enjeux «offre de soins», «services de santé» et «lutte contre la pollution», comme étant leurs attentes vis-à-vis de la gouvernance locale. Ces préoccupations environnementales et sociétales, mises en avant par de nombreux experts, telles que celles rapportées par le site La Provence, montrent que les jeunes ne sont pas indifférents aux enjeux cruciaux, mais plutôt sélectifs quant aux formes d'engagement qu'ils privilégient.
Invité de ICI Provence : Eric Berton, président de Aix-Marseille Université







