La région Île-de-France, moteur de l'industrie française, s'illustre avec plus de 500 000 employés répartis sur 18 000 sites. Parmi ces géants, l'usine CCEP (Coca-Cola Europacific Partners) de Grigny, fondée en 1986, se distingue en étant le deuxième plus grand site de la marque américaine en Europe.
Le "rêve" Coca-Cola
Dans la troisième ville la plus pauvre de France, le contraste est saisissant. Hamza Bekkouche, un cariste et élu CFDT, partage : "Beaucoup espèrent intégrer l'usine. Travailler chez Coca-Cola, c'est un rêve pour beaucoup". En vingt ans, il a assisté à la transformation du site, devenu essentiel depuis la fermeture de l'usine historique de Clamart, maintenant le premier employeur de la ville avec près de 400 salariés.
Pour Philippe Rio, maire PCF, "Coca-Cola représente une source d'activité économique, d'emploi et de fiscalité pour Grigny". Malgré les bénéfices, il souligne les préoccupations écologiques liées à l'industrialisation. La municipalité a négocié des mesures pour réduire l'impact environnemental, y compris la connexion à la géothermie pour limiter le pompage de la nappe phréatique. Étonnamment, le maire apprécie la qualité des échanges avec les représentants français de l'entreprise : "C'est une réalité, nous avons trouvé des interlocuteurs ouverts aux changements".
Objectif : zéro carbone
Xavier Brelle, directeur de l'usine, évoque un plan de verdissement ambitieux, visant à faire de l'usine un modèle respectueux de l'environnement. "Notre but est de réduire notre empreinte carbone, avec l'objectif d'atteindre le zéro carbone d'ici 2040". Ce changement est bien accueilli par la population, qui bénéficie des retombées économiques tout en s'intéressant à l'environnement. Par conséquent, Coca-Cola améliore également son image de marque.







