Un nouveau rapport parlementaire dévoile les raisons et les conséquences de la dénatalité en France, mettant en avant une quarantaine de propositions visant à enrayer cette tendance.
Parmi les mesures suggérées, l'idée de verser 250 euros par enfant chaque mois a suscité des réactions. Guillemette Leneveu, directrice générale de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), a décrit cette proposition comme "assez choquante" lors de son passage sur France Inter, le 11 février. Elle a souligné que pour restaurer la confiance des futurs parents, il est crucial d'agir sur plusieurs fronts.
Ce rapport fait écho à des préoccupations croissantes au sein de la société française. Selon l'INSEE, 2025 a déjà connu plus de décès que de naissances, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette réalité alarmante pousse des experts, comme le démographe Hervé Le Bras, à insister sur la nécessité de solutions durables, incluant des investissements dans les infrastructures familiales comme des crèches et l'éducation.
Le rapport préconise également la mise en place d'un congé parental universel et de prête à taux zéro pour aider les jeunes familles à surmonter les défis financiers liés à l'éducation des enfants. Des initiatives similaires ont été fructueuses dans d'autres pays européens, comme en Suède et en Allemagne, où des mesures incitatives ont conduit à une augmentation des naissances.
En somme, alors que la proposition de 250 euros par enfant attire l'attention, les experts s'accordent à dire qu'une approche multi-facette est indispensable pour contrer la dénatalité. Pour un avenir familial durable, la France doit envisager une politique plus inclusive et proactive.







