Alors que le ramadan débute ce mercredi 18 février, le quartier animé de Noailles à Marseille connaît une fièvre préparatoire. Les étals des marchés regorgent de produits frais et les bouchers affichent des réductions spéciales pour attirer les clients.
« Nous travaillons plus que d’habitude », confie Sofiane, co-gérant d'une boucherie. Cette période est particulièrement cruciale, avec une demande d'agneau qui explose. « Pendant le ramadan, nous doublons nos commandes, passant de 20 à 40 agneaux par semaine », précise-t-il, soulignant que ces aliments proviennent d'élevages de Sisteron, en Haute-Provence, avec une indication géographique protégée (IGP).
Une consommation accrue pendant le mois du ramadan
Dans ces ruelles où se côtoient primeurs, poissonniers et traiteurs, tous se préparent pour le ramadan. Chtar, employé d'un magasin, remarque une hausse des ventes de produits spéciaux comme les dates et la semoule de couscous. « Ces aliments sont indispensables durant cette période », ajoute-t-il.
Nora, une habituée du marché, participe aux préparatifs avec un chariot chargé. « Cuisiner pendant le ramadan est important pour nous, même si cela peut être épuisant », indique cette quadragénaire, habituée à l'effervescence de cette période.
Des adaptations pour les commerçants
Dans les boulangeries, les commandes changent aussi. « Nous réduisons nos produits habituels comme les sandwichs, mais nous passons à la vente de galettes de semoule et de pâtisseries », explique Slimane, un boulanger. Les restaurants, quant à eux, ajustent leurs horaires : beaucoup ferment une partie du mois pour se reposer. Une serveuse au Istanbul Grill confie : « C’est un moment où nous faisons une pause, souvent pour des vacances. »
La combinaison du ramadan débutant en plein mois de février, avec de courtes journées, facilite la vie des commerçants, qui n'ont pas à modifier draconiennement leurs agendas. Pour certains établissements, c'est l'occasion de reprendre des forces avant la reprise des activités après le mois de jeûne.







