Le climat politique à Nantes se tend à l'approche des municipales de 2026. Margot Medkour, candidate de Nantes populaire, a récemment exprimé ses préoccupations concernant la conduite de la police municipale. Dans une lettre ouverte publiée le 18 février, elle interpelle Johanna Rolland, la maire sortante et présidente de Nantes Métropole, sur des méthodes d'intervention jugées douteuses.
La candidate a témoigné d'un incident survenu le 14 février, où, selon elle, des agents municipaux ont agi de manière non conforme aux règlements en vigueur. « Comment notre police municipale est-elle orchestrée ? », lance-t-elle, exigeant une réévaluation des pratiques en matière de sécurité.
Les faits qu'elle relate concernent un contrôle effectué à Commerce, où un homme aurait été humiliate par les agents, un sujet qui suscite déjà des réactions virulentes. Le premier adjoint en charge de la sécurité, Bassem Asseh, a défendu ses équipes, affirmant qu'« aucun manquement des effectifs mobilisés n’a été constaté ».
La question de la dignité des personnes contrôlées est au cœur du débat, rendant la situation encore plus explosive. Les citoyens demandent des comptes sur l'éthique des interventions policières. Des défenseurs des droits humains ont également commencé à s'interroger sur les normes appliquées à Nantes. Lucie Dubois, d’une organisation locale de défense des droits, a souligné : « La police doit agir avec respect et dignité, chaque intervention doit être justifiée. »
Alors que le climat s’échauffe avant les élections, Johanna Rolland doit naviguer entre la pression favorable à la sécurité et les droits des citoyens. Les prochaines semaines seront décisives pour les candidats et l’avenir de la sécurité publique à Nantes.







