Dans un contexte électoral déjà tumultueux, Martine Vassal, candidate soutenue par le parti présidentiel pour les élections municipales de Marseille, a suscité une vive polémique en réutilisant le slogan historique du régime de Vichy. Lors d'un débat diffusé sur BFMTV, elle a affirmé : "Mes valeurs n’ont jamais changé, c’est le mérite, le travail, la famille, la patrie." Cette déclaration n'est pas sans rappeler une époque sombre de l'histoire française.
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a immédiatement réagi, interloqué par ces mots qui, selon lui, évoquent un passé où la devise appuyait des idéologies douteuses. "Saviez-vous que cela appartient à monsieur Pétain ?" a-t-il fait remarquer, dénonçant l'inconscience de cette référence, à laquelle Vassal a répondu sans ambages : "Oui, mais c’est mon slogan et mes valeurs."
Sébastien Delogu, une voix indignée
Le candidat insoumis Sébastien Delogu n’a pas tardé à exprimer son indignation face à ces propos. "Je ne reprendrais jamais une devise pétainiste", a-t-il souligné, appelant à un débat plus respectueux des valeurs républicaines. Franck Allisio, candidat du Rassemblement national, a également été clair : il se distancie de ces valeurs qu'il trouve inacceptables.
Le débat autour de ces mots a été relayé par plusieurs médias tels que Le Parisien et France Info, qui soulignent à quel point ces valeurs sont perçues comme périmées et inadaptées au contexte moderne. Michèle Rubirola, première adjointe au maire, a tweeté que citer Pétain, même de manière inconsciente, est "déjà trop". Elle estime que la droite marseillaise flirte avec des idéologies extrêmes.
Alors que les élections approchent, les sondages révèlent une lutte serrée entre Benoît Payan et Franck Allisio, tandis que Vassal et Delogu pourraient également se retrouver au second tour, malgré ces controverses. Ce débat pollué par des références historiques accidentelles pourrait laisser des traces durables sur le paysage politique marseillais.







